Sur Google, les requêtes Adrian Mannarino
épouse ou mari d’Hélène Mannarino se
multiplient. Beaucoup imaginent un couple glamour réunissant un
tennisman français au sommet et une journaliste
star de TF1. Derrière cette curiosité, un joueur au parcours
totalement à part.

Hélène Mannarino, visage de TF1, LCI et de l’émission Appels
d’Urgence, alimente malgré elle cette histoire parce qu’elle
porte le même nom. Entre rumeurs et articles people, la vie privée
du joueur reste à éclaircir.

Rumeur sur l’épouse d’Adrian Mannarino et confusion avec Hélène
Mannarino

Des articles people ont uni les deux homonymes en parlant d’un
couple glamour et en présentant Adrian comme le mari de la
journaliste. L’histoire joue sur l’image d’un duo qui réussit tout
entre courts de tennis et plateaux télé. Or ni les biographies
sportives, ni les fiches officielles de l’ATP ne mentionnent de
mariage au nom d’Adrian Mannarino. Les
informations indiquent qu’il n’est pas marié à Hélène Mannarino ni
lié à elle par la famille.

Parcours, rigueur physique et jeu d’Adrian Mannarino

Né le 29 juin 1988 à Soisy-sous-Montmorency, gaucher devenu
professionnel en 2005, Adrian Mannarino a
longtemps progressé loin des projecteurs. Il a remporté son premier
titre ATP à 30 ans puis intégré le top 20 mondial à 35 ans.
Interrogé sur son âge, il résume : « À 37 ans, je ne me mets pas
trop de barrières sur les années », a-t-il confié à
L’Équipe. Pour durer, il explique : « J’aime beaucoup
faire du fitness. Les années passent, le corps récupère
moins bien, il est un peu moins performant. Mais j’ai la
possibilité de le tenir au maximum en forme et c’est ce que je
fais. » Et de conclure ce jour-là : « Plus le temps avance,
mieux on joue au tennis ».

Ses performances tiennent aussi à une préparation très précise.
Le Français Fabrice Martin, ami et partenaire d’entraînement,
résume : « On en voit de plus en plus qui durent mais « Manna »,
ça ne me surprend pas trop parce qu’il est très rigoureux dans tout
ce qui est étirements, fractionné, cardio. Depuis des années, il
n’a jamais lâché sur ça et ça ne m’étonne pas qu’il tienne une
grosse bataille comme aujourd’hui. », a-t-il expliqué à
L’Équipe. À propos de ce gaucher aux jambes infatigables,
il ajoute : « Il est passionné, comme nous tous, mais il sent
surtout qu’il a encore les moyens d’embêter du monde, notamment en
indoor et sur gazon ».

Un style unique et une vie privée très
discrète

Sur le court, son jeu à plat, basé sur des balles rasantes et
une tension de cordage inhabituellement basse, autour de 10 kg,
déroute les jeunes joueurs qui peinent à finir les points. Le
Canadien Félix Auger-Aliassime salue cette efficacité : « Dans
des styles différents, ce qui est admirable, c’est l’efficacité
qu’ils trouvent dans leur jeu. Ils restent compétitifs par leur
précision et leurs choix tactiques judicieux », a-t-il observé
dans les colonnes de L’Équipe.

Pour ne pas se lasser d’une vie de tournois, le gaucher explique
travailler autant la tête que le corps : « Ce qui est difficile,
c’est de garder la motivation, jugeait-il. J’essaie de prendre un
peu de recul, de n’être pas forcément aussi sérieux que tous les
joueurs. Quand tu gardes une rigueur poussée au maximum, c’est dur
de tenir dans le temps. J’essaie en dehors du tennis de profiter de
ces voyages, d’avoir une bonne équipe autour de moi et je trouve
que ça me permet de rester frais dans la tête. » Aujourd’hui,
il voyage souvent avec sa compagne, l’ancienne joueuse du circuit
WTA Nigina Abduraimova, qui peut lui servir de sparring à
l’entraînement, mais il tient à préserver leur intimité : « Je
lui dis que je n’attends pas ça d’elle, donc je n’ai pas envie
qu’elle se mette de la pression. »