Avec un constat clair : s’il n’y a pas plus d’accidents corporels à Pâques (434 en cinq ans), ces derniers sont souvent plus graves que les autres jours. « En moyenne, on recense 159 tués et blessés graves pour 1000 accidents à Pâques, contre 142 en moyenne lors de l’ensemble des jours fériés, indique Vias. Les accidents sont 55 % plus graves à Pâques qu’à la Toussaint, par exemple. »
Les routes sont aussi dangereuses à Pâques que le jour de l’Ascension. Seul le nouvel an (169 tués et blessés graves pour 1.000 accidents) est pire. Selon Vias, plusieurs raisons peuvent expliquer cette gravité accrue des accidents à Pâques. D’abord les conditions atmosphériques. « Le fait que les accidents soient plus graves s’explique par une plus grande prise de risques des conducteurs, notamment en matière de vitesse. Avec la montée relative des températures, certains automobilistes un peu trop euphoriques oublient la conduite défensive qu’ils avaient adoptée en hiver et se lâchent de trop. »
Alcool au volant: attention on ne rigole plus, une nouvelle règle entre en vigueur dès ce samedi!Gare aux deux roues
Avec le retour des jours meilleurs, les deux-roues sont aussi plus nombreux sur les routes. « 8 motards sur 10 ne roulent pas en hiver. À partir du mois de mars, le nombre d’accidents corporels commence à augmenter et va seulement baisser à partir d’octobre. »
Enfin, les festivités familiales sont souvent accompagnées d’alcool. « En Wallonie, plus d’1 accident sur 4 implique un conducteur sous l’influence de l’alcool lors de ce week-end. »