« Nous ne prenons aucun risque lorsqu’il s’agit de laisser un acteur agressif agir dans notre pré carré », affirmait le général Gwyn Jenkins, le First Sea Lord britannique. « Résultat : nous devons engager beaucoup de ressources pour le contrer. »
Des propos que la Belgique a pris au sérieux. Ce vendredi, le gouvernement a validé l’achat de bouées sonar qui permettent de détecter, localiser et suivre des menaces sous-marines.
« Les sous-marins russes opèrent de plus en plus activement en direction de notre mer du Nord. Nous devons donc pouvoir voir ce qui se passe avant qu’il ne soit trop tard. Avec cet investissement, nous rendons enfin nos hélicoptères de frégate pleinement opérationnels », explique le cabinet de Theo Francken.
« Un changement radical dans l’espace de combat sous-marin » : un nouveau type d’arme pourrait révolutionner les stratégies navalesUne défense renforcée
Ces bouées feront donc partie de l’équipement des hélicoptères de frégate NH90. Une couche en plus dans notre dispositif de défense qui compte déjà « les frégates spécialisées dans la lutte anti-sous-marine, les drones maritimes et les patrouilles aériennes au-dessus du corridor nord-atlantique ».
Plus précisément, la dernière décision du gouvernement engendre l’acquisition de deux Sonobuoy VHF Receivers. Une acquisition d’une valeur de 2,8 millions d’euros qui se fera en collaboration avec l’Italie et avec le soutien de l’OTAN.
« Il ne s’agit pas d’une menace théorique », avertit Theo Francken. « La mer du Nord est la porte dérobée par laquelle la Russie peut nous frapper. C’est la réalité à laquelle nous sommes confrontés, ainsi que nos partenaires de l’OTAN dans le Nord. En acquérant ces bouées sonar, nous renforçons notre sécurité et celle de nos partenaires. »