Après l’arrestation de membres de la production en Inde pour soupçons d’espionnage en 2014, et une course stoppée six mois à cause du Covid en 2020, l’actualité a de nouveau perturbé le tournage de Pékin Express, Au royaume des dragons. Le 8 septembre dernier, les candidats de la saison 22, en cours de diffusion sur M6, se sont retrouvés au milieu des révoltes spectaculaires de la jeunesse népalaise.
Après l’élimination d’Amélia et Élisabeth dans l’épisode de la semaine dernière, sept binômes étaient encore en compétition à ce moment-là. « On démarre un épisode en disant des choses qui n’arriveront jamais puisque le but, c’est gagner votre passeport pour la Chine, en fait on va devoir tous fuir en Chine », expliquait Stéphane Rotenberg, il y a quelques semaines, en conférence de presse.
Pékin Express 2026 tourné en pleine révolte au Népal, Stéphane Rotenberg se souvient
Le pays et notamment la capitale ont été secoués par la Gen Z qui s’opposait à la corruption et à l’interdiction des réseaux sociaux. Tirs des policiers sur la foule, hôtels en flammes (« On a vu un Hilton de 30 ou 40 étages en feu », notait l’animateur), couvre-feu imposé à Katmandou, et un lourd bilan de 72 morts… Les équipes de Pékin Express n’avaient jamais vécu de tels moments de tensions.
« On était loin d’imaginer que ça allait monter dans ces proportions-là et qu’on serait à ce point-là au cœur », « On a vu les choses basculer », ajoutait Stéphane Rotenberg. Vu les circonstances dramatiques et la fermeture de l’aéroport, « la décision d’arrêter de tourner était une évidence », notait le directeur de course.
Lumières éteintes par crainte d’être attaqués, les binômes ont dû se confiner pendant cinq jours dans un hôtel situé à tout juste 30 mètres des affrontements. « On n’avait même pas le droit de manger ensemble et on vivait stores fermés, pas de rassemblement… C’était très étrange », ajoutait l’animateur.
« On avait un épisode poubelle » : Comment la production a géré la révolte au Népal en plein tournage de Pékin Express, Au royaume des dragons
Ce confinement et l’impossibilité de rejoindre la Chine, l’étape suivante, ou de rentrer en France, a complètement chamboulé le planning de la production, pourtant millimétré. « On avait un épisode poubelle ! Cinq jours de retard sur le tournage, c’est un vertige pour nous qui tournons presque tous les jours », soulignait Stéphane Rotenberg.
Si l’itinéraire de la dernière étape au Népal a dû être modifié en urgence, la production a choisi de diffuser ces images chocs, pour montrer que son jeu vit au rythme des pays qu’elle traverse. Dans cet épisode à ne pas manquer, la fin de l’étape a été repensée et l’élimination pourrait bien être complètement inédite…