Le 21 juillet 1969, l’homme marche sur la lune
La date est historique : le 21 juillet 1969, à 3H56 du matin, l’astronaute américain Neil Armstrong posait le pied sur la Lune. La première de l’humanité, lors d’un voyage de huit jours. L’équipage restera 21 heures à la surface de l’astre, et ramènera 21 kg de sa roche. À partir de ce jour, et jusqu’en 1972, 12 hommes marcheront sur la Lune dans le cadre du programme Apollo.

L’astronaute Buzz Aldrin est pris en photo par son homologue Neil Armstrong lors de leurs premiers pas sur la Lune. NASA / AFP ©AFPArtemis II : autre mission, autre époque
Tous les astronautes ayant foulé la Lune étaient des Américains blancs. Pas cette fois. Choisi en 2023, l’équipage se compose de la première femme de l’histoire à voler vers la Lune, Christina Koch, qui détient le vol féminin le plus long dans l’espace.
À ses côtés, le commandant Reid Wiseman et Victor Glover, le pilote, de couleur, autre première. Enfin, Jérémy Hansen est le seul étranger, d’origine canadienne, marquant la coopération entre États. C’est sa toute première mission dans l’espace.

L’équipage d’Artemis II, composé de trois Américains et d’un Canadien. ©BELGATrois puissances en lice dans la conquête spatiale ?
“Les États-Unis retourneront sur la Lune avant notre grand rival et nous établirons une présence durable, exprimait Jared Isaacman, l’administrateur de la NASA nommé par Donald Trump, plus que soucieux de voir les Américains réussir avant les Chinois. Ces derniers prévoient une mission en 2029, puis une installation dans la foulée.
La Russie, pionnière de la conquête spatiale est désormais hors course malgré son accès à la station spatiale internationale. Elle avait envoyé le premier satellite et le premier homme dans l’espace, en 1957 et en 1961. Pour les États, l’enjeu est géopolitique. Pour leurs dirigeants, il est bien souvent personnel.

Les États-Unis, se voulant leader de la conquête spatiale, prévoient une base habitable sur la Lune d’ici 10 ans, tout comme la Chine. ©JLPPA / BestimageL’Europe peine à s’imposer dans la conquête de l’espace
La mise sur pause du projet de station spatiale met à l’écart des entreprises européennes… et belges ayant signé avec les États-Unis. Trois astronautes – allemand, français et italien – auraient également dû être envoyés à terme sur Gateway et ne le seront pas.
Aucun changement par contre pour le Namurois Raphaël Liégeois qui rejoindra la station spatiale internationale en 2027, devenant le troisième astronaute belge à tâter de l’espace, après Dirk Frimout (1992) et Frank de Winne (2002 et 2009).

Dirk Frimout, Raphaël Liégeois et Frank De Winne ©Nicolas MaeterlinckL’astre le plus convoité n’est pas la Lune mais Mars
Dix minutes avant le décollage de la fusée les menant à la Lune, Jeremy Hansen confiait : “Nous partons pour l’humanité tout entière.” La mission à laquelle il participe servira surtout à appréhender la vie sur des astres lointains. Car, au bout de la conquête spatiale, il n’y a pas la Lune. Il y a Mars. En 2028, la NASA lancera d’ailleurs la mission SR-1 Freedom, le premier vaisseau interplanétaire à propulsion nucléaire alimenté à l’uranium. Trois robots seront à bord.

Des robots pourraient être envoyés sur Mars en 2028 par les États-Unis. ©Represented by ZUMA Press, Inc.