Le Côlon tour organisé par la Ligue contre le cancer de Moselle, en partenariat avec la CPTS de la Vallée de la Sarre et les hôpitaux, a offert une expérience immersive au centre social du CHS. Plus d’une centaine de visiteurs, des personnels hospitaliers et une centaine d’étudiants de l’Ifsi ont découvert l’intérieur d’un côlon géant gonflable. L’objectif : comprendre l’évolution de la maladie, des premières lésions au cancer colorectal. Le 3e cancer le plus fréquent chez l’homme, le 2e chez la femme, mais dépisté tôt il se guérit dans 9 cas sur 10. « On a tous types de public, observe Zackary Lambert, responsable de la communication à la Ligue. Certains viennent poser des questions sur le dépistage , d’autres récupérer un kit ou sont atteints d’un cancer. » Un bénévole, Christian , qui a traversé cette épreuve il y a 30 ans, partage son parcours et les guide.
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Un sujet tabou
Des kits ont été récupérés auprès d’un pharmacien habilité de la CPTS. « Le public était demandeur vu qu’il ne reçoit plus l’enveloppe à domicile », mais seulement une invitation tous les deux ans (entre 50 et 74 ans) à récupérer un test auprès de son médecin, d’une pharmacie ou en ligne. « Le sujet reste tabou, observe Caroline Zaccaria, coordinatrice de la CPTS. Beaucoup pensent qu’ils sont obligés de se rendre dans un laboratoire. » Le dépistage, gratuit, s’effectue à domicile. Il permet de déceler la présence de sang dans les selles, invisible à l’œil nu.
Sophie Berthet, chargée de prévention au centre régional de coordination des dépistages des cancers Grand Est, a présenté le kit contenant un mode d’emploi, une fiche d’identification, un papier pour recueillir les selles et un écouvillon. Le prélèvement est à retourner dans une enveloppe prétimbrée. Comptez deux à trois semaines pour obtenir le résultat, « dans la plupart des cas, il est négatif. S’il revient positif, cela ne veut pas dire qu’il y a un cancer, mais que du sang a été détecté. » Le patient sera orienté vers un gastro-entérologue en vue d’une coloscopie.
D’autres stands ont été proposés sur la nutrition ou les poches qui permettent de recueillir les urines ou les selles en cas de stomie. L’an dernier, une soixantaine de stomies ont été réalisées à l’hôpital Robert-Pax et 350 consultations ont été assurées.