L’événement devait initialement se tenir à la Province Raquette Arena de Huy, comme annoncé il y a quelques semaines déjà. Mais les contraintes techniques ont eu raison de ce projet. « Il aurait fallu réaliser certains travaux sur le site. C’était trop court au niveau timing », explique la députée Katty Firquet, pour le compte de la Province de Liège, partie prenante du projet. Direction le RTC, donc.
Le BW Open 2025 annulé pour des raisons budgétaires : quelles conséquences pour le tennis belge et particulièrement francophone ?En deuxième semaine de Wimbledon
Les dates retenues ne doivent rien au hasard. Tout comme le BW Open se greffait jadis sur la deuxième semaine de l’Open d’Australie, le Province Open a été calé en deuxième partie de Wimbledon. Un choix stratégique derrière lequel se cache le souhait d’attirer des joueurs éliminés en qualifications à Londres, voire un beau poisson sorti dans les premiers tours. « Les joueurs du tableau final de Wimbledon ne peuvent pas s’inscrire ailleurs, mais on peut leur octroyer des invitations », précise Christophe Dister, directeur général de Tennis Wallonie-Bruxelles.
D’autres Challengers se disputent aux mêmes dates, mais les organisateurs misent sur la proximité géographique avec l’Angleterre. Côté invitations, le règlement permet de réserver une wild-card à un joueur classé entre la 51e et la 100e place mondiale, à condition qu’il soit belge. « Actuellement, Raphaël Collignon et Alexander Blockx sont dans les clous », indique Constant Bizeul, co-directeur de l’événement. Une deuxième peut être décernée à un joueur classé entre la 100e et la 150e place.
Mais le vrai fantasme des organisateurs a un nom : David Goffin (ATP 179). Le joueur de 35 ans pourrait intégrer l’événement dans sa tournée d’adieu. « On a pris des contacts avec lui et son entourage, confie Dister. Il a joué au RTC. Ce serait magnifique de lui rendre hommage et d’y célébrer sa carrière. » Pour l’heure, seul Gauthier Onclin (ATP 247), lui aussi liégeois, a confirmé sa présence.
Kim Clijsters rend hommage à David Goffin : « Il n’était pas le joueur le plus fort ni le plus grand, mais il était tellement beau à regarder »Un triptyque francophone
Le Province Open ne sera pas une île. Il viendra couronner trois semaines de tennis francophone consécutives, après le 25 000 dollars du Léo (Uccle) et celui de l’Argayon (Nivelles), un petit nouveau là encore. « C’est important pour nos joueurs belges, et aussi pour le public francophone qui peut assister à des rencontres de très bon niveau près de chez lui », souligne Pierre Crevits, président de Tennis Wallonie-Bruxelles.
Pour les joueurs, l’équation est simple : engranger des points, jouer devant leurs proches et maîtriser leurs frais en évitant les voyages à l’étranger. Une aubaine dans un circuit où les notes d’hôtel pèsent lourd. Mieux : le joueur belge ayant accumulé le plus de points lors des deux tournois précédents se verra offrir une wild-card pour les qualifications. De quoi donner encore plus de relief à ce triptyque inédit.
Pour le tennis francophone, ce retour d’un Challenger en sol wallon ressemble à une belle bouffée d’air frais. Et les organisateurs ne s’en cachent pas : si le succès est au rendez-vous, ils évoquent déjà la possibilité de faire passer l’événement en Challenger 75. Le Province Open est né. Il rêve déjà de grandir.
Renseignements et billetterie sur www.province-open.com