Si Paris-Roubaix, le seul Monument qui manque à son palmarès, est la course qu’il veut absolument remporter (« c’est mon prochain grand défi », avoue-t-il), le Tour des Flandres reste un moment spécial dans sa saison.
Arrivé jeudi soir à Waregem, où l’équipe UAE Emirates a l’habitude de prendre ses quartiers, juste à côté du stade Arc-en-ciel de Zulte Waregem, Tadej Pogacar a reconnu les principales difficultés du Ronde vendredi matin. « C’était un excellent entraînement et on a pu tester le matériel. Il faisait sec dans le Koppenberg, explique celui qu’on a souvent aperçu aux côtés de Florian Vermeersch, le Belge en forme de sa formation. Il marche fort en ce moment. Il a un énorme moteur et il peut être décisif dimanche. Et même viser la victoire à Roubaix. »
Les offensives de Remco sont plus chouettes à la télé.
Mercredi, le Slovène a découvert avec plaisir la présence d’un quatrième fantastique au départ, en la personne de Remco Evenepoel. « Et c’est une bonne nouvelle, précise-t-il. Pour la course et pour les fans, c’est super. Plus il y a de grands noms, mieux c’est. Remco est un coureur qui attaque de loin et court de manière agressive du début à la fin. Il est en forme et sera forcément dangereux. »
La capacité du double champion olympique à attaquer à tout moment, et pas seulement sur les pavés, pourrait d’ailleurs rendre la course encore plus imprévisible. « À la télé, c’est plaisant de le voir être si offensif, mais quand on court à ses côtés, c’est moins chouette, se marre Pogacar. Il ne faudra pas lui laisser le moindre mètre sinon, ce sera très compliqué de revenir sur lui. C’est un facteur de stress supplémentaire. »
Mais Pogacar, malgré ses 66 kilos affichés sur la balance vendredi, peut compter sur sa polyvalence pour répondre aux offensives de ses rivaux. « Il y a beaucoup de coureurs très forts, dont Wout van Aert qui est en grande forme, donc il faudra être attentif à tout moment. »
Cette constellation d’étoiles ne l’empêche pas de viser une nouvelle victoire en solitaire, même s’il a récemment prouvé, sur la Primavera, qu’il pouvait aussi s’imposer au sprint. « Seul, c’est toujours mieux car on a 100 % de chances de s’imposer. Mais si je suis dans un petit groupe, les jambes parleront. Mon sprint remporté à Sanremo face à Tom Pidcock, qui est très rapide, m’a donné confiance. »
De quoi expliquer, sans doute, la sérénité qu’il affiche à la veille de son troisième grand rendez-vous de la saison, après les Strade Bianche et Milan-Sanremo, ses deux seules journées de course en 2026… conclues à chaque fois par une victoire.
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