La visite, prévue de longue date, intervient alors que le président américain s’en est vivement pris ces derniers jours aux Européens de l’Otan, traités de « lâches » pour avoir balayé sa demande de l’aider à la sécurisation du détroit d’Ormuz, semblant remettre en cause la participation des Etats-Unis à l’Otan.

Matthew Whitaker s’est également rendu près de Paris au quartier général de la Coalition des volontaires, regroupant des pays prêts à apporter des garanties de sécurité à l’Ukraine à l’issue d’un cessez-le-feu.

« Pour revoir les termes de l’Alliance atlantique, il faudrait déjà savoir qui les connaît bien au sein de l’Administration Trump »

Pour le cabinet de la ministre déléguée aux Armées, « les efforts de la coalition sont une forme de préfiguration d’un pilier européen futur de l’Alliance », avec les Etats-Unis venant en appui des Européens et non l’inverse.

Les membres européens de l’Otan se sont engagés dans une augmentation drastique de leurs dépenses de défense face au spectre d’un conflit avec la Russie et pour garder à bord des Etats-Unis qui entendent se concentrer sur la menace chinoise.

Face aux attentes américaines, « c’est à nous d’être clairs sur la manière dont nous pouvons ensemble concourir à cet objectif de manière ordonnée et dans le calme, loin du bruit et de la fureur », notamment lors du prochain sommet de l’Otan à Ankara en juillet, a-t-on fait valoir de même source.

Donald Trump envisage d’arrêter la guerre en Iran et de sortir de l’Otan

Au cours de leur entretien, l’ambassadeur américain a par ailleurs, selon le cabinet de la ministre, fait état « du fort souhait de sa part d’avoir une implication forte des Européens » dans la sécurisation du détroit d’Ormuz, tout en précisant qu’il ne « la demandait pas dans le cadre d’Epic Fury », nom donné à l’opération américaine contre l’Iran.

La France et les Européens refusent de prendre part à la guerre déclenchée le 28 février par des frappes israéliennes et américaines contre l’Iran.