Notre interview de Thomas Schlesser

« Départ(s) » (Julian Barnes)

Julian Barnes, qui est sans doute le plus francophile des écrivains britanniques, l’annonce d’emblée : « Ceci est mon dernier livre. » Ce volume peut donc être lu comme une forme de testament. Ce n’est donc sans doute pas un hasard si, pour ce dernier rendez-vous, il a opté pour un texte hybride – comme s’il n’avait pu choisir entre les différentes formes (plaisirs ?) d’écriture qu’il a pratiquées avec brio tout au long de sa longue carrière. À la fois touchant et sincère. (G.Sim.)

Notre critique de « Départ(s) » de Julian Barnes

« 106 jours » (Camille Soulène)

« Mais alors on rentre pas à Bayeux. » Dans leur tête, c’était juste une courte sortie scolaire. Sauf qu’une fois installés dans la carlingue, la maîtresse est vite redescendue par le petit escalier, le pilote s’est envolé avec ses 21 passagers pour les larguer dans un lieu secret : le Vialar, un abri antiatomique. En 2048… En partant de ce « pitch », l’écrivaine Camille Soulène (un pseudo) a choisi de nous plonger dans la tête d’Alice, une jeune fille qui tient un carnet de bord pour coucher sur papier, quasi jour après jour, ses impressions.

Grâce à cette voix enfantine, l’écrivaine joue sur la naïveté de sa narratrice pour faire monter intelligemment la tension narrative. Ce premier roman dystopique initiatique à la Cormac McCarthy ou à la William Golding est une réussite. (J.Besn.)

Notre critique de « 106 jours »

Notre sélection de la semaine passée

Chaque mercredi, découvrez toutes nos critiques littéraires dans le supplément » Arts Libre ».