Figure incontournable de la chanson française, Gilbert Montagné a su s’imposer au fil des décennies avec des titres devenus cultes, de On va s’aimer à Les Sunlights des tropiques. Mais au-delà de sa carrière musicale, c’est aussi son parcours de vie qui force l’admiration. Non-voyant depuis toujours, l’artiste a construit une identité forte, où sa singularité n’a jamais été un frein, bien au contraire. Elle fait aujourd’hui partie intégrante de son image, presque indissociable de son énergie communicative et de sa présence scénique.
Sur scène comme partout, Gilbert Montagné incarne une forme de résilience et de positivité qui touche le public. Son handicap, loin de le définir uniquement, a contribué à façonner l’artiste qu’il est devenu. Une trajectoire qui intrigue autant qu’elle inspire, et dont il accepte aujourd’hui de dévoiler les coulisses avec beaucoup de recul.
Gilbert Montagné a évoqué comment il a perdu la vue
Et justement, c’est sur ce sujet intime que le chanteur est revenu ce dimanche 5 avril, lors de son passage dans l’émission 1 heure avec… sur RFM face à Bernard Montiel. Dans une ambiance bienveillante, l’artiste a pris le temps d’expliquer les circonstances de sa cécité. “Je suis non-voyant de naissance”, a-t-il d’abord précisé. Une situation qui n’est pas liée à une erreur médicale, comme certains pourraient le penser. En réalité, Gilbert Montagné est né grand prématuré, à seulement cinq mois et demi de grossesse, dans des conditions extrêmement fragiles.
“Ils ont fait tout ce qu’ils ont pu”, a-t-il confié, revenant sur les soins d’urgence qui lui ont permis de survivre alors qu’il ne pesait que 900 grammes. À l’époque, pour le maintenir en vie, les médecins ont eu recours à une forte oxygénation. Un traitement indispensable, mais dont le dosage, un peu trop élevé, a eu des conséquences irréversibles sur ses nerfs optiques, entraînant sa cécité. Loin de nourrir le moindre ressentiment, le chanteur insiste au contraire sur sa gratitude envers le corps médical. “Ce n’est pas grave”, a-t-il assuré, soulignant que ces interventions lui ont tout simplement permis de vivre.
Article original sur Purepeople