l’essentiel
Les tiques prolifèrent avec le retour du printemps. Ces parasites – qui ont besoin de sang pour se reproduire – menacent chiens et humains, provoquant piroplasmose ou maladie de Lyme. Entre avril et juin, la vigilance reste la meilleure protection.
« Quelle galère… Chaque année, c’est de pire en pire. Mon chien revient avec de plus en plus de tiques de ces balades. Il faut un temps fou pour le brosser et les enlever. On n’a pas vraiment le choix, sinon il risquerait de tomber malade. » Pour cet habitant de Rouffiac, impossible de ne pas faire prendre l’air à son animal. Question de santé physique et mentale.
Rien ne vaut une bonne course dans les champs et la forêt. Reste qu’avec ce début de printemps, débarque ce parasite qui aime les endroits humides et boisés. Un véritable fléau pour les animaux et les humains. Car la tique aime le sang. Pourquoi ? La femelle en a besoin pour pondre jusqu’à 3 000 œufs. La vraie problématique, c’est que votre animal ou vous-même pouvez tomber gravement malades après sa piqûre.
Chez les chiens, les poils longs sont une habitation parfaite pour le parasite. Si on ne les retire pas après chaque balade, l’animal peut contracter la piroplasmose détruisant les globules rouges. Sans traitement rapide, cette maladie peut être mortelle. Ajoutons la maladie de Lyme : qui déclenche une forte fièvre, un manque d’appétit, des douleurs musculaires et articulaires à l’origine de boiterie. Face à ces risques, une majorité de propriétaires appliquent shampoings, colliers, pulvérisateurs et pipettes. Bref, tout ce qui peut contrer l’acarien.
Le pic, c’est entre avril et juin
Du côté de la clinique vétérinaire de Jarlard à Albi, le pic des consultations n’est pas encore à son apogée. On attend le maximum de cas en ces mois d’avril et de mai. « Avec le retour de la chaleur, ils vont continuer à se développer, expliquent les vétérinaires. C’est là qu’il va falloir être encore plus vigilant. » Le cabinet rappelle qu’une tique est dangereuse. « Surtout pour les animaux qui manquent de vaccination. La rapidité du soin est essentielle pour éviter de graves conséquences médicales. »
Il n’y a pas que les chiens qui sont victimes de ce dangereux acarien. L’homme peut aussi être infecté par ses piqûres, déclenchant pour certains la terrible maladie de Lyme. En l’absence de traitement antibiotique, la maladie peut causer, plus de six mois après la piqûre, des troubles cutanés, neurologiques, articulaires, cardiaques, ophtalmologiques ou cognitifs. Rien moins que ça.
Attention à la maladie de Lyme
« C’est vrai que nous accueillons pas mal de gens qui nous demandent d’extraire une piqûre de tique, parfois dans des endroits très mal placés, souligne Bernard Champanet, pharmacien à Albi. Il faut savoir qu’il ne faut pas tirer mais la tourner, pour éviter que la tête reste dans la peau et continue à s’infecter. »
Il ajoute : « Si on ne s’en aperçoit pas et que l’infection continue, c’est trois semaines d’antibio. » Le pharmacien rappelle aussi que la maladie de Lyme peut déclencher des fausses couches en plus de toutes les autres pathologies.
Face à ce risque, une seule solution. Quand vous vous baladez dans les forêts ou que vous faites du jardinage, finis le short et les chaussettes basses. Seuls le pantalon et les manches longues peuvent vous protéger. Et encore ? N’oubliez pas de vérifier attentivement votre cuir chevelu quand vous rentrez dans la maison. Cela vous évitera d’avoir de sérieuses déconvenues médicales.