Dans Sage femme, diffusé ce mercredi 1er avril 2026, à 21h sur Arte, les scènes d’accouchement jouent un rôle central. Pourtant, elles n’ont pas été tournées en France. La raison ? Elle est toute simple : la loi française interdit le tournage aux nourrissons de moins de trois mois. L’équipe a donc dû s’exiler en Belgique pour filmer ces séquences clés.

Sorti en 2017 et également disponible sur la plateforme Arte.tv, le film de Martin Provost met en scène deux actrices majeures du cinéma français : Catherine Frot et Catherine Deneuve, qui cumulent, à elles deux, 24 nominations aux César. Rien que ça !

Le film raconte les retrouvailles entre Claire, une sage-femme rigoureuse, qui travaille dans une maternité menacée de fermeture, et Béatrice, l’ancienne maîtresse de son père, femme libre.

Le long-métrage apparaît comme un hommage à la beauté, mais aussi à la dure réalité du métier de sage-femme. Pour retranscrire cette réalité avec précision, le tournage des accouchements devait inclure de véritables nourrissons. « Dans les films, trop souvent, les bébés qui naissent sont énormes et trop bien portants, ça sonne très faux ! », affirme ainsi le réalisateur Martin Provost.

Pourquoi le tournage de Sage Femme a-t-il dû quitter la France ?

En France, la réglementation encadrant le travail des enfants est particulièrement stricte. Les bébés de moins de trois mois ne peuvent pas participer à un tournage.

La production de Sage femme a donc choisi la Belgique, où la législation est plus souple sur ce point. Cela a permis de tourner ces scènes dans des conditions proches du réel, avec de très jeunes bébés, renforçant ainsi l’authenticité du film.

Le réalisateur Martin Provost reconnaît toutefois qu’il s’agissait d’un « travail long et complexe ». « Il a fallu trouver des femmes qui venaient de tomber enceintes et qui acceptent que leur accouchement soit filmé six mois plus tard, trouver des maternités qui nous autorisent à le faire » raconte-t-il dans le dossier de presse.

Catherine Frot a également donné de sa personne et a dû assister à un vrai accouchement, comme elle l’expliquait auprès de nos confrères du Parisien : « J’ai eu un peu de mal au départ mais Martin y tenait. » Et alors qu’elle craignait de « mal le vivre », elle a été bouleversée. « Quand j’ai vu la tête du bébé arriver, c’était d’une beauté ! », se souvient-elle.