Demain soir, Claudia Tagbo sera à l’affiche sur TF1 dans
le film Karaoké, une comédie sortie en 2024 où
elle partage l’écran avec Michèle Laroque. Un rendez-vous télé
attendu, porté par une artiste dont l’énergie et l’humour sont
devenus sa signature. Mais derrière ce sourire communicatif se
cache un parcours bien plus éprouvant qu’il n’y paraît. Car bien
avant les plateaux de tournage et les salles combles, Claudia Tagbo
a traversé une épreuve qui a profondément marqué sa vie.

Claudia Tagbo : ses confidences bouleversantes sur son
cancer

À seulement 30 ans, elle apprend qu’elle
est atteinte d’un cancer du sein.
Une annonce brutale, survenue
presque par hasard, qui va bouleverser son quotidien. Elle entame
alors un long parcours médical, entre chimiothérapie et
reconstruction mammaire. Un combat physique, mais aussi
psychologique, qu’elle mène entourée de ses proches. Avec
le recul, l’humoriste reconnaît que cette période a transformé sa
manière de voir les choses.

Dans une interview accordée à Télé 7 Jours, elle confie
: « Je pense que cette épreuve m’a donné envie de profiter
encore plus de la vie et, surtout, de dire je t’aime ». Une
prise de conscience forte, née d’une confrontation directe avec la
fragilité de l’existence. Elle ajoute : « C’est peut-être un peu
gnangnan, mais la frustration et la tristesse quand on perd les
gens qu’on aime ou quand on est proche de la mort, viens souvent du
fait qu’on n’a pas pu tout dire aux personnes qui nous sont
chères. »

Ce commentaire ignoble qu’elle a reçu alors qu’elle combattait
la maladie

Mais si la maladie a été une épreuve difficile, une
autre forme de violence est venue s’y ajouter. Alors

qu’elle luttait déjà contre le cancer
, Claudia Tagbo a
également été confrontée à une vague de haine en ligne. Dans le
podcast Boum Boum, diffusé le 17 août 2025, elle revient
sur cette période marquée par des messages particulièrement
choquants. « J’ai eu des trucs très violents quand j’ai été
malade », explique-t-elle.

Parmi les commentaires qu’elle a découverts, l’un d’eux l’a
profondément marquée : « Dommage qu’elle ne soit pas
morte ». Une phrase d’une brutalité extrême, qui l’a
bouleversée. « Sur le moment, j’en ai pleuré »,
confie-t-elle. Face à une telle violence, l’incompréhension domine.
Comment peut-on s’acharner ainsi sur quelqu’un déjà fragilisé par
la maladie ? Avec le temps,
Claudia Tagbo, qui s’était confiée sur sa vie privée,
a pris du
recul.

« Comment on peut dire ça ? »

Elle tente de comprendre ce qui pousse certains à écrire de tels
propos. « Comment on peut dire ça ? Puis après, je me suis dit
que c’est quelqu’un derrière son écran, qui ne te connaît pas et ne
sait pas ce que tu traverses… » Une réflexion qui traduit une
forme de résilience. Plutôt que de se laisser submerger, elle
choisit de prendre de la distance. « À partir du moment où on
peut faire ça, c’est qu’il est temps de
débrancher », analyse-t-elle.

Cette capacité à relativiser, à ne pas laisser la haine prendre
le dessus, est devenue une force. « Tu fais un pas de côté et tu
te dis ‘Qu’est-ce qu’il se passe dans sa vie pour qu’il écrive ça
?’ Parce qu’il faut quand même l’écrire ! », poursuit-elle.
Avant de conclure avec une pointe d’empathie : « Il
devait en avoir gros sur la patate ». Aujourd’hui,
Claudia Tagbo incarne une forme de résilience rare.