l’essentiel
Dimanche soir, Florent Pagny a donné la première des trois dates toulousaines de sa tournée « La suite du retour – 65 Tour ». Ferveur du public, voix en or, ambiance de folie au Zénith !

Alors que le groupe Il Cello commence son travail de chauffe de la voix en fin d’après-midi, « le Taulier » Florent Pagny passe une tête en coulisses pour filer sur scène afin de parfaire les derniers réglages. Bonne bouille, souriant, la fête s’annonce belle. Quelques heures plus tard, Levon, Salvatore et Sébastien, les gagnants de The Voice 2025, ouvrent le bal face à un public amateur de belles voix, venu pour se faire plaisir. Et en la matière, on peut affirmer qu’il va être servi. Forts d’un premier album réussi de reprises, le trio assure les premières parties de la tournée du chanteur de « Ma liberté de penser ». Public au paradis, rien à redire sur la prestation des garçons.

Florent Pagny assurera trois Zéniths d’affilée à Toulouse.

Florent Pagny assurera trois Zéniths d’affilée à Toulouse.
DDM – Fabrice Aygalenq

Quant au patron, qui les a remarqués et mariés lors de l’émission télé, son programme de soirée débute après une courte sieste. Il couvrira au final plus de 30 ans de carrière, de ce « N’importe quoi » de compétition extrait de l’album « Bienvenue chez moi » paru en 1995, au dernier, « Grandeur nature », qui occupe une belle part de cette soirée enjouée. Soit la moitié de la prestation qui compte 22 chansons.

Dans le public, Annie Pérez et sa sœur Roselyne, venues spécialement d’Agen, tutoient aussi les anges : « Je l’ai vu plusieurs fois en concert et je ne m’attendais pas à voir Il Cello et c’est une belle surprise ! Je les avais vus séparément à The Voice puis quand Florent les a réunis mais je ne m’attendais pas à un tel concert ! »

Les retrouvailles de Florent Pagny avec son public toulousain.

Les retrouvailles de Florent Pagny avec son public toulousain.
DDM – Fabrice Aygalenq

Ode à la fraternité et à la diversité

Et même si l’album préféré des deux sœurs, « Habana » (2016), ne figure pas au programme, l’enthousiasme ne faiblira pas d’un iota tout au long de la soirée, les standing ovations se multipliant après les multiples prouesses vocales. Et Roselyne de rajouter : « Je suis fan de Florent depuis toujours ! On l’avait rencontré grâce à un ami qui est dans la musique aux États-Unis et qui était venu à Toulouse avec nous, il a été super cool, on a pris des photos et discuté avec lui, il est très simple. »

De fait, quelques minutes plus tard, « le patron », comme elles l’appellent, donne l’impression de reprendre une conversation interrompue depuis trop longtemps pour dire le plaisir des retrouvailles après la maladie, d’interpréter « les incontournables » aux messages connus, mais aussi de plonger « en immersion », avec force images en Cinémascope sur un écran géant, dans le dernier répertoire (« Grandeur nature », « Un peu d’altitude », « La dernière chanson du monde »…). Au passage, belle interprétation de l’inédit paru en 2008, « Compter les bisons », chanson écolo émouvante et bien trempée musicalement.

Entouré des fidèles Alain Lanty (piano), Rémy Léger (basse), Manu Martin (clavier), Loïc Pontieux (batterie) et Michel Aymé (guitare), l’artiste fait défiler les titres connus en soulignant sa propension « à dire ce qu’il pense », « à être libre », tout en prônant « la force de la fraternité et de la diversité qui est une richesse ». Après une telle soirée, c’est sûr, les sœurs Pérez reviendront d’Agen pour applaudir à nouveau l’artiste le 14 décembre !

Mardi 7 avril à 20 h (concert complet), nouvelle date le lundi 14 décembre à 20 h au Zénith de Toulouse (11, avenue Raymond-Badiou). Tarifs : 42, 62 et 82 €. www.box.fr
Disque « Grandeur nature » de Florent Pagny (Capitole) et « Io le cante per te » de Il Cello (Parlophone).