Des risques d’effets pervers
Ces constats interviennent dans un contexte de réforme du chômage visant à accélérer le retour à l’emploi. Mais les résultats suggèrent ici que les obstacles ne sont pas uniquement du côté des demandeurs d’emploi.
En effet, même avec des politiques d’activation renforcées, « les réticences des employeurs restent un frein majeur à l’embauche ». « Quant à savoir si les cadres s’attendent à un plus grand nombre de candidats pour leurs postes vacants en raison de la nouvelle mesure, les avis sont partagés. 35 % déclarent ne pas s’y attendre, tandis que 37 % sont convaincus qu’ils recevront plus de candidats. 11 % déclarent ne pas savoir et les 17 % restants n’ont pas de poste vacant pour le moment », apprend-on encore.
Depuis le 1er avril, 15% des entreprises risquent une amende de 1500 à 5000 € !
Il est intéressant de noter que la grande majorité (85 %) des employeurs pensent que les chômeurs de longue durée ont besoin d’un accompagnement supplémentaire pour se réinsérer durablement sur le marché du travail. « Il semble donc qu’il y ait une différence entre ce que le gouvernement veut réaliser avec cette mesure − faire en sorte que plus de gens travaillent − et la réalité du côté des employeurs. La volonté est bien là, mais il manque des repères. Comment accompagner les demandeurs d’emploi ? Avec quelles subventions ? Ce sont des questions auxquelles les employeurs n’ont pas toujours de réponse », conclut Virginie Vellemans, Chief Communication & Office Management Group S.