De nombreux consommateurs pensent faire des choix sains en achetant du Skyr aux fruits rouges, des carottes râpées industrielles ou encore du lait d’amande. Pourtant, ces produits, souvent perçus comme équilibrés, sont aujourd’hui pointés du doigt par l’association Foodwatch.

En cause : des allégations marketing trompeuses telles que « sans sucre ajouté », « riche en protéines » ou « 0% de matière grasse ». Derrière ces promesses, on retrouve fréquemment des produits ultra-transformés, contenant des additifs controversés. 

Certains de ces ingrédients pourraient, selon plusieurs études, augmenter les risques de cancers, de diabète ou encore de maladies cardiovasculaires. Les consommateurs ont, de fait, de plus en plus de mal à s’y retrouver.

Parmi les exemples épinglés, on retrouve une conserve de thon enrichie en additifs pour renforcer le goût, un fromage blanc contenant de nombreux épaississants, ou encore des carottes râpées industrielles composées d’une douzaine d’ingrédients. Une situation qui surprend et inquiète.

Les consommateurs s’interrogent

Interrogés, certains consommateurs expriment leur incompréhension face à cette transformation excessive de produits pourtant simples à l’origine. « C’est beaucoup trop, de base c’est juste de la carotte. Quand tu le fais maison, tu mets un peu d’épices, huile d’olive », réagit un consommateur au micro de RTL.

D’autres préfèrent revenir à des pratiques plus simples : « Autant aller acheter les carottes et les râper nous-mêmes », lance une femme. Une vigilance renforcée chez ceux qui surveillent leur alimentation. « Vu que je suis en perte de poids en ce moment, je fais attention aux ingrédients. Donc je lis absolument tout. C’est abusé », explique une autre.

Un label existe déjà

Face à cette confusion, Foodwatch plaide pour un étiquetage plus clair et obligatoire. La nutritionniste Adélaïde d’Aboville rappelle toutefois qu’un outil existe déjà. « Il n’est pas obligatoire. Ce label, il s’appelle Nova. Il indique le niveau de transformation. C’est un score qui va de 1 à 5. Et donc, idéalement, il faut se rapprocher du 1 qui est vert et éviter le rouge, bien sûr. C’est assez basique. Ça ressemble au Nutri-Score », explique-t-elle au micro de RTL.

Aujourd’hui, plus de 60% des produits emballés disponibles en supermarché sont ultra-transformés. En l’absence d’un étiquetage généralisé, les spécialistes recommandent de rester vigilants : lire attentivement les étiquettes et se méfier des listes d’ingrédients trop longues ou comportant des noms complexes constitue un premier réflexe essentiel pour mieux s’alimenter.

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