Les comptes d’épargne bénéficient de deux incitants fiscaux: d’une part, leurs revenus (taux d’intérêt de base et prime de fidélité) sont exemptés de précompte mobilier jusqu’à 1.020 euros par an et par épargnant; d’autre part, ce qui dépasse ce seuil est soumis à un précompte de 15%, au lieu du taux ordinaire de 30%.

Les précomptes auxquels l’État fédéral a ainsi renoncé représentent un coût de 471 millions d’euros en 2023 et 818 millions d’euros en 2024, d’après l’inventaire des dépenses fiscales fédérales publié en mars par le service public fédéral. Les prévisions font état de pertes supplémentaires de 665 millions d’euros en 2025 et de 565 millions d’euros en 2026.