Le collectif Mars Attacks, qui avait commencé par 13 écoles regroupe désormais environ 45 établissements scolaires situés un peu partout en Wallonie et à Bruxelles. Primaires, secondaires, académies, enseignement supérieur dénoncent les mesures portées par la ministre de l’Éducation Valérie Glatigny. Lancé le 21 mars, les enseignants « membres » seront présents le 9 avril sous la bannière du collectif qui réclame la suppression de toutes les mesures. « Étant donné que le dialogue est devenu impossible avec la ministre, on en arrive à des actions pareilles qui perturbent au minimum les élèves parce que les mesures sont toxiques et délétères pour l’avenir de l’enseignement », explique Sébastien, coordinateur du projet. « On fera tout pour que la ministre fasse marche arrière parce que nous, on ne fera pas marche arrière. » Pas question de prendre les élèves en otage ni de les instrumentaliser, se défend le mouvement. « Le conseil de classe reste souverain. Ne pas donner les résultats du CEB, CE1D et CESS n’invalide pas la réussite de l’élève. »
Le feu de la contestation est loin d’être éteint. « Les enseignants ne sont près de plier. Si la ministre croit qu’ils vont s’épuiser, ce n’est pas le cas », assure Roland Lahaye. Le 12 mai, une nouvelle action intersectorielle contre les pensions est prévue et la CSC-Enseignement compte bien rejoindre le mouvement. Après évaluation, elle étudiera les possibilités d’une action fin de l’année.
« On a plein d’idées pour durcir les actions sans perturber la scolarité des élèves et c’est clair qu’on va vers ça. Le plan est déjà échafaudé pour continuer même jusqu’à l’année scolaire prochaine », confirme un des représentants du collectif Mars Attacks.