Dix jours à quatre dans l’espace d’une camionnette, sans sortir : « Le seul endroit pour être seul, ce sont les toilettes »In this image provided by NASA, The Artemis II crew captured from lunar orbit, the Moon eclipses the Sun on Monday, April 6, 2026.  (NASA via AP)In this image provided by NASA, The Artemis II crew captured from lunar orbit, the Moon eclipses the Sun on Monday, April 6, 2026.  (NASA via AP)Sur cette image fournie par la NASA, prise par l’équipage d’Artemis II depuis l’orbite lunaire, la Lune éclipse le Soleil le lundi 6 avril 2026. (NASA via AP)In this image provided by NASA, the Artemis II crew captured this view as the Earth sets behind the Moon during a lunar flyby, Monday, April 6, 2026. NASA via AP)In this image provided by NASA, the Artemis II crew captured this view as the Earth sets behind the Moon during a lunar flyby, Monday, April 6, 2026. NASA via AP)Sur cette image fournie par la NASA, l’équipage d’Artemis II a immortalisé le coucher de la Terre derrière la Lune lors d’un survol lunaire, le lundi 6 avril 2026. (NASA via AP)

La native du Michigan, sélectionnée comme astronaute de la Nasa en 2013, est familière des records dans l’espace. Elle détient celui du plus long vol spatial effectué par une femme (328 jours). Elle a aussi mené en 2019 la première sortie extravéhiculaire 100 % féminine, avec son amie Jessica Meir.

Un an en Antarctique

La quadragénaire explique que ce sont ses passions qui ont permis de la préparer au métier d’astronaute : triathlon, voile, surf, escalade… Physicienne et ingénieure électricienne, elle a aussi passé de longs mois dans des stations scientifiques polaires. Entre autres, elle a ainsi vécu un hivernage au Groenland et un séjour d’un an à la base antarctique Amundsen-Scott, où elle a rempli les rôles de pompier et de « Search and Rescue », en plus de son travail d’ingénieure de terrain. « J’ai toujours aimé explorer les limites. J’aime les choses qui me font sentir petite, qui me font réfléchir à la taille de l’Univers, à ma place au sein de celui-ci. »

Christina Koch, au travail dans le  vaisseau Orion, au cours de la mission Artemis II.Christina Koch, au travail dans le  vaisseau Orion, au cours de la mission Artemis II.Christina Koch, au travail dans le vaisseau Orion, au cours de la mission Artemis II. ©Nasa

Dans l’actuelle mission lunaire Artemis, elle occupe le poste de « Mission Specialist », ce qui signifie qu’elle doit pouvoir couvrir tous les rôles, au débotté, en cas de besoin. Y compris celui de pouvoir réparer les toilettes du vaisseau, ce qui lui a permis de se baptiser « plombière de l’espace ». « J’en suis fière, car c’est l’équipement le plus important à bord », a-t-elle plaisanté.

Dix jours à quatre dans l’espace d’une camionnette, sans sortir : « Le seul endroit pour être seul, ce sont les toilettes »

Un rôle de « Mission Specialist » qu’elle remplit apparemment à la maison également : avant de s’envoler vers la Lune, alors qu’on lui demandait ce qu’elle tenait à dire à sa famille avant son départ, elle avait répondu : « Je dois vraiment m’assurer que mon mari comprenne bien que ce n’est pas comme dans la Station spatiale internationale où l’on peut passer un coup de fil ; il ne pourra pas m’appeler pour me demander où se trouve quelque chose dans la maison. Il devra le trouver lui-même… »