Chaque année, des centaines de milliers de ces arthropodes préhistoriques sont capturés et saignés pour vérifier l’innocuité des médicaments injectables. Mais les limules sont en danger, et les alternatives encore trop peu utilisées.

Avec sa carapace en forme de casque et sa longue queue rigide, la limule ressemble davantage à une créature sortie d’un film de science-fiction qu’à un animal essentiel à la médecine moderne. « On dit souvent que les limules ressemblent au « facehugger » du film Alien », s’amuse Richard Gorman, chercheur en éthique et sciences sociales à l’université du Sussex et spécialiste des limules.

Apparues il y a 450 millions d’années, elles ont traversé les ères géologiques, survivant aux glaciations et à cinq extinctions de masse, avec une apparence qui a très peu évolué et leur vaut d’être surnommés, à tort, « fossiles vivants ».

Et pourtant, si vous êtes vaccinés ou que vous avez déjà reçu une perfusion, vous avez déjà sûrement bénéficié, indirectement, de cet animal. En effet, son sang, bleu, car riche en cuivre, est utilisé pour vérifier l’innocuité des médicaments injectables (vaccins, perfusions).

Une alternative aux tests sur lapins

Dans les années 1960, deux biologistes américains, Frederik Bang et Jack Levin, découvrent par hasard…

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Le Figaro

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