CHRONIQUE – Aucun journal, aucune rédaction ne peut sincèrement se targuer d’objectivité : la subjectivité imprègne chaque facette du métier de journaliste. La hiérarchisation de l’information trahit toujours un biais partisan.

L’étincelle fut une captation clandestine, diffusée par le mensuel conservateur L’Incorrect. Sur ces images, les journalistes Patrick Cohen et Thomas Legrand – l’émission de ce dernier, éditorialiste à Libération, étant depuis suspendue par France Inter – s’entretenaient avec deux cadres du Parti socialiste. À la placidité du premier répondait l’ardeur du second, lequel semblait endosser les habits du stratège, arguant de l’influence du service public sur l’électorat centriste pour favoriser l’ascension de Raphaël Glucksmann. « On ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment », enseigne l’adage ; cette séquence est venue nourrir le réquisitoire de ceux qui, depuis des lustres, accusent une certaine gauche d’avoir privatisé l’audiovisuel d’État.

Profitant de son droit de tirage, le groupe UDR d’Éric Ciotti, allié au Rassemblement national, a donc lancé une commission d’enquête sur « la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public ». Celle-ci a permis de révéler…

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Le Figaro

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