David N. conteste depuis les faits, mais les tensions sont palpables entre les deux familles, encore ce mardi, devant la 54e chambre du tribunal correctionnel où il doit répondre de viol, d’atteintes à l’intégrité sexuelle et d’incitation à la débauche, le tout sur une mineure de moins de seize ans.
« Je ne suis pas ici par haine, ni vengeance, je veux simplement la justice pour ma nièce. Quand je me souviens de son état ce jour-là, je ne peux pas accepter qu’on dise qu’elle a été instrumentalisée dans le but de lui nuire », déclare la tante de la victime, qui l’a accompagnée le jour du dépôt de plainte.
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Le prévenu réfute les accusations à son encontre et a évoqué durant l’enquête une possible cabale, de la concurrence déloyale même, de la part d’autres membres de la communauté jalousant sa réussite. « Je lui avais interdit de jouer avec mon GSM à cause de ses résultats scolaires », soulève-t-il ce mardi.
« Les hypothèses évoquées sont à des lieues de la gravité des faits dénoncés. Je ne pense pas que E. a menti, mais je n’ai pas la conviction suffisante et au-delà de tout doute raisonnable pour vous demander une condamnation. Je vais donc requérir l’acquittement », déclare le substitut du procureur du Roi.
En l’espèce, aucun membre de leur entourage n’a été témoin de comportements précurseurs au viol ou à la mise en place systémique de ces agressions sexuelles. Rien de pédopornographique, ni de pornographique d’ailleurs, n’a été découvert dans l’ordinateur du suspect, qui a passé quelque temps en détention préventive. Les experts psychiatres n’ont décelé aucune paraphilie ni attirance envers les adolescents.
Seuls les titres de photos et de vidéos, issues du TikTok de la victime puis supprimées de son ordinateur, ont été retrouvés : E. en vacances, E. en Suisse. « Ces titres ne sont pas de nature inquiétante. Concernant les massages, Monsieur les prodigue aussi à ses propres enfants et la mère de la plaignante n’a pas trouvé à y redire, il coupe les cheveux d’autres membres de la communauté… », détaille entre autres le magistrat debout qui rappelle tout de même qu’il encourait jusqu’à 20 ans de prison.
« Peut-être y a-t-il quelque chose d’inadéquat dans son comportement avec autrui sur lequel il pourrait se questionner », conclut-il.