Longtemps considéré comme de « la musique de darons », le rock reprend du poil de la bête grâce à des jeunes artistes prometteurs qui ont décidé de chanter dans la langue de Bashung.

On l’a donné pour mort des centaines de fois depuis qu’il est né. Les Cassandre ont toujours prédit que le rock, cette forme musicale née au milieu du XXe siècle, ne durerait pas. La musique du diable a pourtant la peau dure. « Rock’n’roll will never die », chantait Neil Young dès 1978, plaidant pour la permanence de cet art. « Rock’n’roll is dead », lui répondait Lenny Kravitz vingt ans plus tard. Dans les années 1990, l’émergence des DJ a failli mettre un coup d’arrêt à la sempiternelle formule guitare-basse-batterie. Il se vendait alors davantage de synthétiseurs que de guitares électriques dans les magasins. L’animateur Ariel Wizman le jurait sur les plateaux télé : c’en était fini de la musique organique, les machines allaient définitivement supplanter les humains. Pourtant, à l’heure où l’intelligence artificielle menace de supprimer des emplois, celui de rock star, précaire par essence, a visiblement de beaux jours devant lui.

Dans les festivals, où l’on s’était accoutumé…

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Le Figaro

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