Selon l’étude EAT3 de l’Anses, « les concentrations les plus élevées sont retrouvées dans des pommes de terre sautées et des frites », avec parfois des niveaux dépassant les seuils européens. Chez les enfants, plus de la moitié de l’exposition à ce polluant provient des frites. Tremper les pommes de terre avant cuisson permet toutefois d’en réduire la formation.
Faut-il succomber à la tendance de l’airfryer ? On a listé les avantages et les inconvénients!Revêtements et PFAS : une vigilance nécessaire
Autre problème, les cuves antiadhésives, souvent en Téflon (PTFE), peuvent contenir des PFAS, substances controversées pour leur impact sanitaire. Si leur présence reste généralement sous les seuils réglementaires, elle n’est pas inexistante, comme l’ont montré des tests de 60 Millions de consommateurs sur des ustensiles similaires.
Le PFOA, reconnu toxique, est interdit en Europe depuis 2020, mais d’autres PFAS subsistent. Un revêtement abîmé augmente les risques de migration, d’où l’importance d’un entretien soigneux ou du choix de matériaux alternatifs.
Moins de gras… mais pas forcément plus sain
Par ailleurs, on apprend que si l’utilisation d’un air fryer permet de manger moins gras, l’absence totale de gras n’est pas forcément une bonne nouvelle et utile pour une alimentation saine.
D’autre part, les hautes températures détruisent une partie des vitamines et minéraux, rendant d’autres modes de cuisson, comme la vapeur, plus intéressants sur le plan nutritionnel.
Produits ultratransformés et usages à éviter
Il y a aussi le problème des frites recouvertes d’un « coating » à base d’amidon, de farine ou de dextrine pour améliorer texture et couleur. Enfin, certains aliments sont déconseillés : viandes mal adaptées, fromages fondants ou légumes très aqueux. Le département américain de l’agriculture met aussi en garde contre les risques de cuisson incomplète, notamment pour les viandes panées.
Et côté pollution ? L’air fryer émet globalement moins de composés organiques volatils qu’une friture classique, selon une étude de l’université de Birmingham. Mais un mauvais entretien change la donne : après une utilisation prolongée sans nettoyage, les émissions peuvent fortement augmenter.