Des frappes israéliennes simultanées sur le Liban mercredi, en particulier des zones résidentielles de Beyrouth, ont fait 182 morts et 890 blessés, selon le ministère de la Santé.

L’armée israélienne a annoncé avoir mené sa « plus grande frappe coordonnée » contre le Hezbollah depuis le déclenchement de la guerre le 28 février, disant avoir visé « des centaines » de membres du mouvement pro-iranien, dont un commandant.

Les frappes ont visé, sans avertissement, plusieurs quartiers au coeur de la capitale, provoquant des scènes de panique.

« J’ai vu l’avion frapper, les gens commencer à courir dans tous les sens, et la fumée s’élever », a dit Ali Younès, qui attendait sa femme près de la corniche Mazraa, un des secteurs visés.

Or, un cessez-le-feu au Liban constitue l’une des « conditions essentielles » de l’Iran énoncées dans son plan en dix points, base de la trêve avec les Etats-Unis, a insisté mercredi le président iranien Massoud Pezeshkian, selon l’agence Isna.

Le président français, Emmanuel Macron, a insisté auprès de ses homologues américain, Donald Trump, et iranien, Massoud Pezeshkian, sur la nécessité d’étendre au Liban le cessez-le-feu conclu avec l’Iran, « condition nécessaire » selon lui pour qu’il soit « crédible et durable ».

Malgré l’arrêt des bombardements israélo-américains sur l’Iran, après 39 jours d’un conflit qui a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, le calme est encore loin d’être revenu dans la région et le flou subsiste sur les termes de l’accord.

Le Pakistan, médiateur du cessez-le-feu, a appelé les parties à la « retenue ».

« Des violations du cessez-le-feu ont été signalées en quelques endroits dans la zone de conflit, ce qui sape l’esprit du processus de paix », a affirmé le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif.

Des représentants des deux parties doivent se retrouver samedi à Islamabad pour négocier un règlement à la guerre, au-delà de la trêve de deux semaines décidée dans la nuit de mardi à mercredi, in extremis, avant l’expiration d’un ultimatum de Donald Trump.

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L’Iran déconseille la traversée du détroit d’Ormuz sans coordination préalable

L’autorité portuaire iranienne déconseille aux navires d’entamer la traversée du détroit d’Ormuz sans coordination préalable avec les Gardiens de la Révolution iraniens. Elle a mis en garde mercredi soir contre les risques posés par des mines dans ce passage maritime stratégique, après cinq semaines de conflit.

L’avertissement a été livré par les médias d’État iraniens, dont le diffuseur public Irib et des agences de presse. La marine des Gardiens de la Révolution iraniens a annoncé jeudi que les navires passant le détroit d’Ormuz devaient emprunter deux routes alternatives, proches des côtes iraniennes, invoquant la possibilité de « mines » sur l’itinéraire habituel plus au large.

« De manière à être protégés de possibles collisions avec des mines, en coordination avec la marine des Gardiens de la Révolution (….), jusqu’à nouvel ordre, (les navires) devront prendre des routes alternatives pour le trafic dans le détroit d’Ormuz », a indiqué l’agence de presse Mehr citant un communiqué militaire accompagné d’un plan maritime montrant les itinéraires au sud et nord de l’île de Larak.

Deux jours de congé décrétés à Islamabad avant les pourparlers entre Téhéran et Washington

Le Pakistan a décrété deux jours de congé à Islamabad à partir de jeudi, ont annoncé les autorités, à la veille de discussions entre les Etats-Unis et l’Iran qui doivent se tenir dans la capitale.

Washington et Téhéran sont convenus d’un cessez-le-feu et doivent entamer vendredi au Pakistan des pourparlers visant à parvenir à un accord sur le long terme. La Maison Blanche a indiqué que le vice-président JD Vance conduirait une délégation à Islamabad ce week-end.

Aucune raison n’a été donnée dans la notification publiée tard mercredi par l’administration du district d’Islamabad, mais les autorités de la capitale annoncent souvent des jours fériés ou des restrictions pour des raisons de sécurité avant des événements diplomatiques de haut niveau. 

Les congés de jeudi et vendredi ne s’appliquent que dans la capitale, indique l’avis publié mercredi par le commissaire de district d’Islamabad. 

A l’Iran de décider s’il veut que la trêve échoue à cause du Liban, dit Vance

Le vice-président JD Vance, qui doit conduire samedi la délégation américaine lors de discussions avec l’Iran, a jugé mardi qu’il appartenait aux dirigeants iraniens de décider si la trêve échouait à cause du Liban.

« Si l’Iran veut que cette négociation capote à cause d’un conflit dans lequel il se font étriller au Liban, qui n’a rien à voir avec eux, et dont les Etats-Unis n’ont jamais dit qu’il faisait partie du cessez-le-feu, c’est leur choix. Nous pensons que ce serait idiot, mais c’est leur choix », a-t-il dit avant de quitter Budapest.

Un cessez-le-feu au Liban constitue l’une des « conditions essentielles » de l’Iran énoncées dans son plan en dix points, base de la trêve avec les Etats-Unis, a insisté mercredi soir le président iranien Massoud Pezeshkian, selon l’agence Isna. 

Le président français, Emmanuel Macron, a insisté mercredi auprès de ses homologues américain, Donald Trump, et iranien, Massoud Pezeshkian, sur la nécessité d’étendre au Liban le cessez-le-feu conclu avec l’Iran, « condition nécessaire » selon lui pour qu’il soit « crédible et durable ».

Trump dénonce l’absence d’appui de l’Otan après une entrevue avec son secrétaire général

Après sa rencontre avec le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, le président américain Donald Trump a une nouvelle fois fustigé mercredi (heure locale) l’attitude des États membres de l’alliance nord-atlantique, après avoir menacé de quitter l’organisation de défense. 

L’ancien Premier ministre néerlandais est arrivé à la Maison Blanche discrètement en milieu d’après-midi et en est reparti tout aussi discrètement deux heures et demie plus tard.

Après la rencontre, Donald Trump a déploré dans un message partagé sur sa plateforme Truth Social que « l’Otan n’était pas là quand nous avions besoin d’eux, et ils ne seront pas là si nous avons de nouveau besoin d’eux ». Il a invité à garder en tête le Groenland, « ce gros morceau de glace mal géré ».

Mark Rutte a, pour sa part, qualifié l’entrevue avec le président américain de « très franche », dans une interview publiée sur CNN. Il s’est refusé à préciser si la menace américaine d’un retrait de l’alliance avait été abordée.

L’armée américaine restera déployée à proximité de l’Iran jusqu’à un « réel accord »

L’armée américaine restera déployée à proximité de l’Iran jusqu’à l’application complète d’un « réel accord », a déclaré mercredi soir le président américain Donald Trump, au lendemain de l’annonce d’un cessez-le-feu fragile de deux semaines entre les Etats-Unis et l’Iran.

« Tous les navires, avions et personnel militaire, avec des munitions et des armes supplémentaires, (…) resteront en place dans et autour de l’Iran jusqu’à ce que le RÉEL ACCORD conclu soit pleinement respecté », a-t-il écrit sur sa plateforme Truth Social, avertissant que dans le cas contraire cela « tirera plus fort que ce que personne n’a jamais vu ».

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Restrictions levées jeudi en Israël

La plupart des restrictions liées à l’état d’urgence imposé le 28 février au début de la guerre déclenchée par l’attaque israélo-américaine contre l’Iran seront levées à partir de jeudi dans la majeure partie d’Israël, a annoncé la défense passive.

Hormis le nord frontalier du Liban, où l’armée poursuit sa guerre contre le Hezbollah pro-iranien, et jusqu’au niveau de la baie de Haïfa, le plus grand port israélien, le reste du pays passera à partir de 06H0 (03H00 GMT) « à un niveau d’activité normal ».

Les Lieux saints des trois religions monothéistes à Jérusalem rouvriront jeudi.

« L’ego a pris le pas sur l’homme d’affaires »: le général Paloméros démonte le bluff de Trump face à l’Iran avec une mauvaise surprise pour l’EuropeDiscussions « à haut niveau » entre les Etats-Unis et la Chine

Les Etats-Unis et la Chine ont tenu des discussions « à haut niveau » avant le cessez-le-feu décrété avec l’Iran, a déclaré mercredi la porte-parole de la Maison Blanche Karoline Leavitt lors d’un point presse.

Le cessez-le-feu avec l’Iran annoncé par le président américain Donald Trump a été décidé « en pleine coordination » entre Washington et Israël, a déclaré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, assurant ne pas avoir été pris par surprise par son allié américain.

Un péage sur le détroit d’Ormuz serait céder au chantage, selon Reza Pahlavi

Accepter l’instauration par l’Iran d’un péage pour les navires franchissant le détroit d’Ormuz serait « céder au chantage » de Téhéran, a estimé Reza Pahlavi, le fils du dernier chah d’Iran, sur la chaîne de télévision française LCI.

« Prenez l’exemple de l’Espagne et du Maroc, est-ce que Gibraltar est une une zone dans laquelle on va commencer à demander des tarifs (droits, ndlr) pour les paquebots qui sortent? C’est la même logique, (…) c’est seulement céder au chantage », a-t-il estimé alors que Téhéran entend imposer des droits de passage aux navires franchissant le stratégique détroit d’Ormuz.

Guerre au Moyen-Orient: l’Iran menace de répliquer après le « massacre brutal » à BeyrouthIsraël « prêt à reprendre le combat à tout moment contre l’Iran », dit Netanyahu

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré que la trêve conclue entre Washington et Téhéran ne marquait « pas la fin de la campagne contre l’Iran », et qu’Israël était « prêt à reprendre le combat à tout moment ».

« Nous avons encore des objectifs à atteindre et nous y arriverons soit par un accord soit en reprenant les combats », a déclaré M. Netanyahu dans une allocution télévisée.

Le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar a estimé que rien n’était « fini » après le cessez-le-feu conclu entre Washington et Téhéran, jugeant leurs positions très éloignées.

« Rien n’est encore fini », a déclaré M. Saar sur la chaîne de télévision 11. « Je ne vois pas comment il est possible de rapprocher les positions des Etats-Unis et de l’Iran », a-t-il ajouté.

L’Iran menace de répliquer après le « massacre brutal » à Beyrouth

Les Gardiens de la Révolution iraniens ont menacé de riposter si Israël ne cessait pas ses attaques au Liban, où des frappes ont fait plus de cent morts.

« Quelques heures seulement après l’accord de cessez-le-feu, le régime sioniste (…) a déclenché un massacre brutal à Beyrouth. (…) Nous remplirons notre devoir et répliquerons », ont déclaré les Gardiens, armée idéologique de la République islamique, dans un communiqué relayé par la télévision d’Etat.

Guerre au Moyen-Orient: « Donald Trump a totalement, il faut bien le dire, décrédibilisé la parole présidentielle » (VIDEO)Vance mènera une délégation américaine au Pakistan pour des discussions samedi

Le vice-président JD Vance mènera une délégation américaine au Pakistan pour des discussions samedi sur l’Iran, a annoncé la Maison Blanche.

L’émissaire spécial Steve Witkoff ainsi que Jared Kushner, gendre de Donald Trump, participeront à ces discussions, a précisé la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, lors d’un point presse.

L’accord de cessez-le-feu avec l’Iran ne concerne pas le Liban, dit Trump

« En raison du Hezbollah », le Liban « n’est pas inclus dans l’accord », a déclaré le président américain dans un entretien publié sur X par une journaliste de PBS, Liz Landers.

Le bilan des frappes israéliennes sur le Liban, sans précédent depuis le début de la guerre début mars, ont fait 112 tués et 837 blessés, a annoncé le ministère de la Santé dans un nouveau bilan.

Elles ont visé des quartiers résidentiels au coeur de Beyrouth, sa banlieue sud ainsi que le sud et l’est du Liban, Israël affirmant avoir visé « des centaines » de membres du mouvement pro-iranien Hezbollah.

Par ailleurs, les autorités irakiennes ont condamné ces frappes , estimant qu’elles montraient qu’Israël essayait de « saboter la trêve » entre les Etats-Unis et l’Iran.

Guerre au Moyen-Orient: comment le Pakistan a réussi à négocier une trêve entre l’Iran et les Etats-UnisLe plan publié par l’Iran n’est pas celui en cours de discussion avec les Etats-Unis

Un haut responsable de la Maison Blanche a assuré qu’un plan en dix points diffusé publiquement par l’Iran, qui contient des demandes difficilement acceptables par Washington, n’était pas le document servant de base aux négociations.

« Le document mentionné par la presse n’est pas le plan sur lequel nous travaillons. Nous n’allons pas négocier publiquement », a déclaré cette source sous couvert d’anonymat.

Ultimatum, menaces, revirement : pourquoi Trump a reculé face à l’Iran, qui « a découvert qu’il possédait une arme redoutable », pour une trêve fragile