Cette mini-série true crime espagnole de
3 épisodes relate une histoire avec plus de 50 victimes et fait
froid dans le dos.
Avouons-le, nous avons tous une petite passion pour les crimes
un peu sanglants. Ces faits d’hiver venant d’un peu partout
arrivent à nous glacer le sang. Le fait de savoir
que cela est vraiment arrivé peut nous donner plus de sensation
depuis notre canapé. Alors, plutôt que de regarder des
documentaires qui durent des heures sur les animaux, on préfère
ceux sur les criminels les plus
dangereux.
On arrive à avoir l’attention d’une série thriller haletante,
mais dans un délai plus court. Cela devient
parfait si l’on veut tout de même regarder Netflix sans avoir à se
coucher après minuit. Netflix le sait en produisant régulièrement
des documentaires sur des affaires sordides. Une
fois que les enfants sont couchés, on se détend (ou pas) devant des
histoires plus ou moins connues et excellemment bien produites. Ce
nouveau true-crime plaît
particulièrement à l’international ?
Un true crime qui plaît internationalement
Nous adorons les histoires de criminels qui font un peu peur. Si
on pense que non, le nombre de thrillers dans le top Netflix
nous prouve clairement le contraire. On sait que si une série sur
XDDL existait sur Netflix, on la regarderait de suite. La preuve,
vous avez deviné que XDDL signifiait Xavier Dupont de
Ligonnès. En attendant, nous avons des histoires d’un peu
partout, ont une de Séville, qui passionne des millions de
personnes.
En effet, le documentaire policier criminel de 3 épisodes est
dans le top 10 Netflix France. Il se nomme simplement « Le prédateur
de Séville » et se révèle très efficace. Même si on s’attend à un
succès rapide de la série criminelle, le polar continue de bien
marcher. Selon les données FlixPatrol, le true crime faisait ses
meilleurs chiffres le 31 mars en se hissant dans le top 5 de plus
de 50 pays. C’est simple : elle est dans le top 10 de tous
les pays, selon nos données.
De quoi parle ce true crime ?
L’intérêt des true crime, c’est qu’il n’y a pas de risque de
spoil. Toute l’histoire est déjà partout sur internet. Par contre,
cela fait froid dans le dos puisque le criminel, nommé
Manuel Blanco Vela, s’est fait arrêter il y a
quelques mois. Le true crime reprend l’histoire de
Gabrielle Vega, une de ses victimes. Elle a 19 ans
lorsqu’elle arrive en Espagne. Le guide charismatique de son groupe
d’excursion se surnomme « Manu White ». Vega subit une agression de
la part de Manu, qu’elle garde silencieuse pendant 5 ans.
Cependant, les langues se délient et on se rend compte que ce
criminel n’a jamais cessé d’agresser et violer des jeunes femmes
avec le même procédé.
Un schéma qui fait froid dans le
dos
Selon l’arrêt de la première section de la chambre pénale de
l’Audiencia Nacional, il suivait un schéma comportemental
identique avec chaque victime. Tel un criminel digne
d’Esprits Criminels, il avait sa routine et sa signature. Approcher
les jeunes femmes avec amabilité, les inviter à prendre un verre,
proposer un jeu de vérité ou défi, puis tenter des actes sexuels
contre leur volonté. De nombreuses victimes ont décrit des
expériences quasi identiques d’incapacitation
rapide après avoir consommé de petites quantités d’alcool
que Blanco avait lui-même versées Ce schéma s’est étendu
d’environ 2009 à 2018, traversant trois
pays et générant plus de cinquante
témoignages concordants de femmes qui, dans leur grande
majorité, ne se connaissaient pas.