Alors que les médicaments antidouleur montrent leurs limites, la neuromodulation s’impose comme une alternative thérapeutique séduisante.
Fourmillements, sensation de brûlure, décharges électriques ou « coups de poignard » : les douleurs neuropathiques post-chirurgicales sont aussi variées qu’invalidantes. En France, près de dix millions de patients se font opérer chaque année, et environ 10 % d’entre eux développeront ces douleurs de façon chroniques – c’est-à-dire durant plus de trois mois – à la suite de leur intervention. Et alors que les médicaments montrent leurs limites, la neuromodulation, qui consiste à délivrer des impulsions électriques pour atténuer les signaux douloureux, offre de plus en plus de promesses.
« La douleur, ce n’est pas qu’une sensation physique qui se limite à son intensité, il faut aussi prendre en compte des facteurs psychologiques, émotionnels et médicaux », explique Anne-Laure Constant, anesthésiste-réanimatrice à l’hôpital Georges-Pompidou. Certains facteurs de risque des douleurs chroniques peuvent ainsi être anticipés avant même l’opération : « On peut proposer des séances…
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