Il appert également de ces images, que la sœur de la prévenue était impliquée dans un manège similaire et deux autres valises contenant 54 kg de cocaïne pure à 92 %. L’ensemble équivaut à une valeur marchande de deux millions d’euros. Les prévenues devaient, elles, toucher 3 000 euros pour leur besogne.
Les auditions et l’enquête de téléphonie ont fait le reste sans toutefois parvenir jusqu’au (x) commanditaire(s) de cette livraison. Les quatre suspects ont comparu ce mercredi devant la 57e chambre du tribunal correctionnel de Bruxelles, assistés notamment de Me Yannick De Vlaemynck, Me Dimitri de Béco et Me Tiziana Vindevogel.
« Je me doutais que c’était louche mais je me sentais menacée », assure l’une des prévenues qui explique avoir répondu à une offre d’emploi sur les réseaux sociaux, à l’instar de ses coprévenus. « J’ai accepté un travail sur Telegram. Je devais juste livrer une enveloppe d’un point A, la gare du Midi, à un point B, l’aéroport. Je devais toucher 2 000 euros mais je n’étais pas au courant que ce serait en rapport avec de la drogue », ajoute Bamba K., pourtant déjà connu de la justice en matière de stupéfiant.
« J’ai été naïf »
« Vous pensiez vraiment que cela était légal ? Ou alors vous êtes le chanceux de l’année ! De la gare du midi à Zaventem, il y en a pour une heure max. 2 000 euros par heure comme coursier, c’est le job de rêve », le tance le juge de céans. « J’ai été naïf », lui répond le prévenu.
« Décidément, les réseaux sociaux regorgent d’offres d’emploi très alléchantes », ironise le substitut du procureur du Roi face à cette « fausse naïveté » des prévenus. « Ce sont les pigeons du dossier, les petites mains qui servent une organisation bien plus importante », estime-t-il avant de requérir 40 mois de prison contre Bamba K., deux ans avec sursis pour les sœurs Aya et Rahna E. tout comme la troisième prévenue.
Le jugement sera rendu le mois prochain.