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Rides qui se creusent, peau froissée au réveil, teint en berne…
mais aucune envie d’avoir des pommettes gonflées ni un front figé.
C’est exactement pour ce profil que les injections « invisibles » au
Profhilo ont été pensées, avec une promesse : améliorer la qualité
de la peau sans changer les traits.

Ce
traitement anti-âge
à base d’acide
hyaluronique
ne cherche pas à combler une ride précise, mais à
relancer la machine de l’intérieur. « Les injections au Profilho
assurent un résultat indétectable », assure le Dr Philippe
Azoulay, médecin esthétique à Paris, dans un entretien accordé au
magazine Elle. De quoi susciter la curiosité de celles et ceux qui
veulent que l’on remarque leur bonne mine, pas leurs
injections.

Profhilo, un acide hyaluronique qui
stimule la peau au lieu de la remplir

Le Dr Philippe Azoulay décrit Profhilo comme un injectable
d’acide hyaluronique associant « un acide hyaluronique à bas
poids moléculaire, qui favorise l’hydratation profonde et stimule
la production de collagène et d’élastine, à un acide hyaluronique à
haut poids moléculaire, qui agit comme un soutien pour restructurer
la peau et améliorer sa fermeté ». Résultat : un véritable
bio-remodelage cutané.

Contrairement à un acide hyaluronique classique qui « comble les
rides et restaure les volumes », ce produit agit comme un skin
booster. Les médecins le positionnent pour lisser la peau fripée,
redonner de l’éclat et de la souplesse, sans gonfler les lèvres ni
les pommettes. Le Dr Jonathan Haddad rappelle d’ailleurs que, du
fait de sa faible réticulation, il n’agit pas sur un
relâchement cutané
important, qui relève plutôt de techniques
comme le lifting.

Pourquoi ces injections Profhilo sont
dites « invisibles » ?

Pour le Dr Philippe Azoulay, ces injections ne modifient « ni les
volumes ni les traits du visage ». Le produit se diffuse dans le
derme, stimule les fibroblastes et encourage la production
naturelle de collagène et d’élastine. Pas d’effet figé, pas de
sur-correction : on voit surtout une peau plus hydratée, plus
lisse, avec un effet qui apparaît sur trois à quatre semaines après
la séance.

Ce protocole s’adresse surtout aux patientes et patients à
partir de 35-40 ans qui veulent prévenir le relâchement, améliorer
l’hydratation et ralentir les signes de l’âge sans changer de
visage. Les zones les plus traitées sont le visage et le cou, mais
des versions existent aussi pour le décolleté, les bras, les mains
ou encore les genoux quand la peau se froisse.

Déroulement, résultats, prix : ce qu’il
faut savoir

La séance dure en général 15 à 20 minutes, avec la technique des
points BAP (Bio Aesthetic Points) : cinq points d’injection par
côté du visage, parfois dix pour le cou et le décolleté. De petites
papules peuvent rester visibles 24 à 48 heures, d’où le conseil
d’éviter sport intensif, sauna et hammam pendant deux jours. La
peau paraît plus hydratée dans les jours qui suivent, l’effet
lissant se précise après la deuxième séance programmée un mois plus
tard, pour un résultat optimal autour de deux à trois semaines.

L’amélioration de la texture et l’effet tenseur discret durent
en moyenne entre 9 et 12 mois, avec souvent une séance d’entretien
tous les 4 à 6 mois. Le protocole recommandé repose sur deux
séances de départ, parfois trois pour les peaux très déshydratées.
Le Dr Philippe Azoulay évoque un tarif moyen de 300 à 400 € par
séance, certaines cliniques montant jusqu’à environ 480 € selon la
zone et la région. Les contre-indications restent celles des autres
injections d’acide hyaluronique – grossesse, allaitement, maladies
auto-immunes, infection locale ou allergie connue – avec des effets
secondaires le plus souvent limités à quelques rougeurs, papules ou
bleus passagers.