Cela faisait plusieurs heures que les jeunes filles consommaient de l’alcool. Elles ont rejoint les policiers et ont encore bu de l’alcool en leur compagnie. Alors que son collègue est reparti, Christophe a ramené une jeune fille dans le logement que cette dernière avait loué.
Selon la jeune fille, elle était complètement inerte et s’est réveillée alors que le policier lui imposait une relation sexuelle. Elle lui aurait signifié qu’il lui faisait mal. Mais selon l’homme, ils ont entretenu une relation consentie.
Selon le policier, rien n’indiquait que la jeune femme n’était pas en état de consentir. « Nous avons parlé de ses études et de son avenir. Nous avons eu des discussions intelligentes. Elle n’était pas un zombie inerte comme elle l’a déclaré. »
Selon le prévenu, la jeune femme a consenti à deux relations. « Elle était déçue parce que je ne voulais pas rester dormir. À sa demande, je lui ai donné mon Instagram. Je suis parti et nous nous sommes quittés en excellent terme. Elle m’a envoyé un message. Le surlendemain, quand j’ai voulu l’ouvrir, elle l’avait supprimé et m’avait bloqué. »
Le policier devait répondre d’une autre scène d’atteinte à l’intégrité sur une ancienne compagne le 21 septembre 2024.
se « venger »
« Je suis allé chez elle et nous nous sommes embrassés. La température est montée. Elle m’a demandé d’arrêter. Nous avons passé la nuit ensemble. Le matin, il y a eu un rapprochement. »
Mais la jeune femme lui a demandé s’il voulait qu’ils fassent une chose qu’elle ne voulait pas faire. « Je lui ai dit que je la respecterais toujours. Je suis parti. »
Du côté de la défense, Me Louise Demblon qui intervient aux côtés de Me Lecuyer a plaidé des acquittements. « Oui elle était euphorique et elle avait bu, mais n’était pas complètement inerte », a estimé Me Demblon concernant la première scène. « Elle était en état de consentir. Le fait que son amie l’a laissée sur place le confirme », a poursuivi l’avocate en lisant les messages de la jeune fille qui précisait qu’elle avait déposé plainte à la demande de sa mère et qu’elle allait pouvoir se « venger. »
Selon l’avocate, la jeune fille qui n’avait pas de traces traumatiques n’a pas apprécié avoir été éconduite après la relation.
Elle a également estimé que son client n’avait pas outrepassé le consentement de son ancienne compagne. L’avocate a également plaidé la suspension du prononcé et la peine de travail.