Alors que les bibles d’Hollywood pariaient sur la présentation de Disclosure de Steven Spielberg, Toy Story 5 de Pixar, Digger avec Tom Cruise voire, mais c’était moins probable pour des raisons de délai, sur L’Odyssée de Christopher Nolan, les grands studios brillent par leur absence. Or, ce sont eux les principaux pourvoyeurs de stars sans lesquelles les montées des marches attireraient nettement moins de monde.
« Les États-Unis seront présents, a expliqué Thierry Frémaux. Les studios moins. Quand les studios sont moins présents à Cannes, ils le sont moins, point. » Un raisonnement qui ne convainc pas nécessairement outre-Atlantique, ni tous ceux qui s’intéressent au box-office, terriblement dépendant des blockbusters comme l’a révélée la fréquentation catastrophique de 2025.
Quatre films majoritairement belges en lice
Virginie Efira, qui montera deux fois les marches pour Histoires parallèles d’Asghar Farhadi et Soudain de Ryusuke Hamaguchi, risque donc de se sentir un peu seule sur le tapis rouge, même si John Travolta, Woody Harrelson ou Kristen Stewart sont aussi annoncés.
Côté belge, on n’a pas à se plaindre, puisque Lukas Dhont, le réalisateur de Girl et de Close, enregistre sa troisième sélection sur la Riviera avec Coward, un film de tranchées durant la guerre 14-18. Autre production majoritairement belge en lice pour une Palme d’or : Notre salut, mis en scène par le Français Emmanuel Marre. Enfin, deux autres œuvres estampillées majoritairement noir-jaune-rouge seront présentées dans la section Un certain regard : Ton animal maternel de la Costaricaine Valentina Maurel et Yesterday the Eye Didn’t Sleep du Palestinien Rakan Mayasi.
Quelques œuvres devraient encore compléter la sélection. Peut-être vendront-elles un peu plus de rêve aux cinéphiles pour qui Cannes, c’est aussi (et souvent avant tout) le glamour hollywoodien.