1. Des primes en tous genres

40 millions répartis entre les 7,5 millions de salaire de base, une indemnité de départ de 13 millions, un bonus de 4,4 millions pour avoir refusé un poste de la concurrence, 7,5 millions de prime de fidélisation et 7,9 millions pour être venue s’installer en Belgique. Du jamais vu chez nous, surtout dans une entreprise en difficulté.

2. L’impatience des actionnaires

Dans le Trends, elle se défend des mauvais résultats par l’impatience des actionnaires. “L’humain est très impatient de nos jours, il attend un retour dans le trimestre ou dans l’année. Ce que j’ai dit à mon conseil d’administration, c’est que cela prendrait de trois à cinq ans.”

3. Issue d’un milieu modeste

Seule femme à la tête d’une entreprise du Bel 20, Ilham Kadri naît à Casablanca, au Maroc, en 1969. Elle a été élevée par sa grand-mère, femme de ménage illettrée qui restera son modèle. Issue d’un milieu modeste, elle comprend rapidement l’importance de la conservation des aliments. Elle se passionne pour la chimie, “mère de toutes les industries.”

4. Formée au Québec et en France

Sa formation la mène d’abord à des études scientifiques à Besançon puis, à l’Université de Laval au Québec. Elle termine son cursus à l’école européenne de chimie, polymères et matériaux de Strasbourg.

5. Un premier poste en Belgique

En 1997, elle obtient son doctorat en physico-chimie macromoléculaire à Strasbourg et découvre, la même année, la Belgique via un poste à la Royal Dutch Shell.

6. La première femme à la tête de Solvay

Le groupe Solvay la recrute en 2019. Elle devient alors la première femme à la tête de cette entreprise, l’une des plus grandes du pays.

7. Des promesses non tenues

En 2023, elle parvient à convaincre le CA et les actionnaires de la nécessité de scinder le groupe Solvay en deux, avec d’un côté sa partie historique, et d’un autre, une branche autonome de chimie spécialisée. Elle touche alors un bonus de douze millions d’euros, qui fait déjà polémique à l’époque. Aujourd’hui, les actions de Syensqo ont perdu la moitié de leur valeur et les promesses semblent non-tenues.

8. Un successeur beaucoup moins bien payé

Les 40 millions d’euros d’Ilham Kadri font jaser… et traumatisent le nouveau conseil d’administration de Syensqo. La rémunération de son successeur Mike Radossich sera d’ailleurs nettement rabotée : maximum quatre millions d’euros annuels.