Le riverain interrogé par La Meuse le 14 janvier 2026 concernant une intervention policière effectuée devant la Taverne du Perron à Stembert suite à une agression sur une dame survenue la nuit du 11 janvier 2026, tient à apporter les précisions suivantes en écho à notre article du 16 janvier : « Le dimanche 11 janvier vers 23h20, j’avais appelé la police en raison du bruit émanant de la taverne du Perron. Je filmais les lieux, comme je le fais d’habitude, dans l’attente de l’arrivée de la police. C’est alors que s’est déroulée, sous mes yeux éberlués, une agression violente. Je ne suis pas sorti pour filmer la scène, comme l’affirme le tenancier de la Taverne du Perron. J’étais chez moi, à l’étage, en train de filmer, quand l’agression a eu lieu : la dame (dont je ne connaissais pas l’identité à ce moment) a été sortie de l’établissement manu militari. Un monsieur (que je n’ai reconnu qu’en fin d’agression) lui a donné deux gifles. Ensuite, il l’a prise par les cheveux pour la tirer jusqu’à la voiture. Personne n’intervenait. Tout cela se voit sur ma vidéo. Je suis alors sorti de chez moi pour essayer d’intervenir et aider la dame devant et avec d’autres riverains, abasourdis eux aussi. J’ai reçu des insultes parce que je filmais, de la part de personnes qui n’étaient pas intervenues. Personne ne se souciait de cette femme. Je n’ai pas instrumentalisé la scène pour nuire à l’établissement, comme l’a prétendu le tenancier de la Taverne du Perron. Je filmais les nuisances sonores de l’établissement en attendant la venue de la police que j’avais appelée lorsque la dame a été agressée. La violence de la scène était choquante. Concernant le contexte plus général, je conteste le conflit de voisinage qui m’opposerait personnellement depuis plusieurs mois au tenancier de la Taverne du Perron, tel qu’il était rapporté dans l’article : c’est un groupe de voisins qui dénonce régulièrement des nuisances. Des pétitions et diverses démarches ont été engagées auprès des autorités il y a quinze ans déjà avant que les voisins ne s’épuisent face à des murs d’inertie. Depuis, j’ai repris le flambeau. Je suis en quelque sorte devenu un relanceur d’alerte. Contrairement à ce que prétend le tenancier de la taverne, et pour ne citer que ce fait parmi d’autres, lors d’un des très nombreux concerts organisés par l’établissement, une infraction a été objectivée par un relevé effectué au sonomètre. Ce relevé a été mandaté par les services de police eux-mêmes et effectué par un OPJ, pas dans le cadre d’un problème interpersonnel entre le tenancier et moi, mais d’une problématique récurrente de voisinage, régulièrement dénoncée aux autorités. En vain jusqu’à présent, hélas. »