L’inquiétude grandit suite à la disparition de Hugo Huyghebaert, 28 ans, lors d’une randonnée dans les montagnes chinoises« Hugo est une personne débrouillarde »

Le jeune homme devait atterrir à Bruxelles le 2 avril. « Hélas, depuis le 26 mars, nous sommes sans nouvelles de lui, alors qu’il avait toujours maintenu un contact régulier avec ses proches tout au long de son voyage. Depuis le 2 avril, d’importantes recherches ont été engagées par les autorités locales. Toutefois, compte tenu de l’étendue et de la difficulté d’accès de la zone, et malgré les moyens déjà mobilisés, ces recherches nécessitent des ressources supplémentaires considérables », expliquent ses proches dans le texte de la cagnotte.

6000 euros pour une heure d’hélicoptère

Le déploiement d’un hélicoptère pour une heure avoisine les 6000 euros tandis que d’autres moyens spécialisés représentent un coût très important, dont une partie doit être assumée par la famille. « Hugo est une personne débrouillarde, autonome et réfléchie. Nous gardons espoir : nous savons qu’il aime marcher, qu’il est habitué à vivre dans la nature et qu’il possède de solides capacités d’adaptation et de survie », concluent les proches.

Toutes les pistes sont sur la table

La principale difficulté des enquêteurs est que le point de départ précis de son trek reste à ce stade inconnu, ce qui complique considérablement les recherches côté chinois. L’enquête vise donc en priorité à reconstituer son itinéraire : identifier qui l’a pris en charge, où il a été déposé, et quel chemin il a emprunté. Hugo a-t-il été victime d’une agression ? D’un accident ? S’est-il perdu ? À ce stade, toutes les pistes sont ouvertes.

Lors de la disparition de Natacha de Crombrugghe en janvier 2022, trois enquêteurs belges (un enquêteur de la cellule des personnes disparues et deux enquêteurs de la police judiciaire fédérale) avaient été envoyés pour seconder les secours péruviens. Ce n’est toutefois pas le cas, à ce stade, dans le cadre de la disparition d’Hugo.

Belge de 28 an disparu en Chine: les Affaires étrangères « suivent le dossier de près »

« Les Affaires étrangères sont au courant de cette disparition et nous offrons le soutien nécessaire à la famille », indique Pierre Steverlynck, le porte-parole du SPF Affaires étrangères. « Nous suivons ce sujet de près, ensemble avec notre consulat général à Guangzhou, et nous sommes pour cela en contact fréquent avec les autorités locales. Nous collaborons par ailleurs étroitement avec les autorités policières et judiciaires belges sur ce dossier. Pour des raisons de protection de la vie privée, nous ne pouvons néanmoins pas donner de plus amples informations. »