« Mon père a débarqué en France comme « a salto ». Un sans-papiers. Ma mère est venue avec ses parents. Chaque année, nous retournions en voiture au Portugal. La nourriture, les paysages, les odeurs, j’en suis imprégné. En 2020, j’ai voulu moi-même refaire le même « pèlerinage » avec mes enfants. Je me suis même acheté une Citroën comme à l’époque. »

Mon père a débarqué en France comme clandestin

L’arrivée des Portugais n’a jamais soulevé une vague d’animosité voir de racisme.

« Il y a eu des blagues mais sans réelle méchanceté (NdlR : les Belges ont également connu…). Tant à la radio qu’en télévision ou en politique, il y a eu peu de Portugais dans la lumière. Par peur de déranger et une volonté de rester discret. Et de travailler… »

Ce n’est pas un Portugais mais une Portugaise qui a mis en lumière ce pays qui, jadis, a conquis les océans.

« Linda de Suza a, elle aussi, débarqué en clandestin avec son fils dans les bras en France. Elle a bossé comme bonne. Sa valise en carton, je connais. J’en ai aussi possédé une… Quand elle est apparue pour la première fois à la télévision en 1978, c’était une réelle fierté pour toutes et tous. « 

Cristiano Ronaldo brandit le trophée de vainqueur et célèbre la victoire avec son équipe lors de la finale de l'Euro 2016 opposant la France au Portugal au Stade de France de Saint-Denis, au nord de Paris, le 10 juillet 2016.Cristiano Ronaldo brandit le trophée de vainqueur et célèbre la victoire avec son équipe lors de la finale de l'Euro 2016 opposant la France au Portugal au Stade de France de Saint-Denis, au nord de Paris, le 10 juillet 2016.« Ce succès a servi de déclic. Fini le complexe d’infériorité » ©FRANCK FIFE / AFP

Une fierté renforcée par le football et la victoire de l’équipe nationale lors de l’Euro 2016 en finale au stade de France contre… la France.

« Nous étions une cinquantaine de personnes. Quand le Portugal a marqué, seuls 5 ou 6 se sont levés. Dont moi. Le buteur Eder est devenu un saint. Ce succès a servi de déclic à toute la communauté portugaise. Elle nous a donné confiance. « 

S’il nous branche sur le foot, allons-y. Et Cristiano Ronado ?

« Le meilleur joueur du monde de tous les temps. Maradona ? Lui, c’est Dieu ! Si Cristiano accepte de ne pas jouer tous les matches, le Portugal peut être champion du monde… »

Vous imaginez déjà la fête lors de ses vacances estivales à Paramio, son village d’enfance situé dans le nord du pays à deux pas de l’Espagne.

« Je rêve de retourner y vivre un jour… »

José Cruz parle tellement bien de son Portugal que cela donne envie d’y aller. Son spectacle continuera à vous mettre l’eau à la bouche.

Plus de 500.000 spectateurs ont déjà voyagé avec luiPlus de 500.000 spectateurs ont déjà voyagé avec luiPlus de 500.000 spectateurs ont déjà voyagé avec lui ©FB

Portugal, voyage au centre du monde

Au Trocadéro de Liège le 17 avril

Au Théâtre Royal de Mons le 18 avril