Le nom n’est pas choisi au hasard. Le 4 février, c’est la date de son diagnostic, mais c’est aussi la Journée mondiale contre le cancer. À l’époque, Léa cherche un support, un guide, un endroit où centraliser ses rendez-vous et ses émotions. Elle ne trouve rien qui lui convienne vraiment.
Une fois en rémission, cette ancienne communicante décide de plaquer son CDI en agence pour bâtir ce qui lui a manqué. Seule aux manettes, elle a lancé une plateforme qui rassemble aujourd’hui près de 3 000 utilisateurs.
Un couteau suisse pour le parcours de soin
L’application ne se contente pas d’être un énième forum. Elle est divisée en plusieurs piliers très concrets pour faciliter un quotidien souvent surchargé :
Le carnet de suivi : Pour noter ses rendez-vous, ses traitements et les effets secondaires. Le petit plus ? On peut partager son agenda avec les proches de son choix. Cela évite de répéter sans cesse les mêmes informations et permet à l’entourage d’envoyer un message de soutien au moment opportun.
L’entraide : Des forums dédiés où l’on discute entre pairs (patients, anciens patients ou aidants). « Le mot qui revient le plus, c’est la bienveillance », confie Léa. Ici, le partage d’expérience prime, et ceux qui ont terminé leurs traitements guident naturellement ceux qui les commencent.
Les ressources : Un annuaire national qui recense des pharmacies spécialisées en oncologie et des praticiens en soins de support. L’idée est de regrouper des infos souvent éparpillées partout sur le web.
Les témoignages : Parce que la maladie impacte toutes les facettes de l’existence, l’application aborde des thèmes essentiels comme la sexualité, la parentalité ou encore la reprise du travail.
Une communauté qui dépasse les frontières
Gratuite et accessible partout en France, l’application séduit aussi au-delà de nos frontières, notamment en Suisse, en Belgique et au Canada. Les retours, tant des utilisateurs que des professionnels de santé, valident une intuition : le besoin de soutien humain est aussi crucial que le parcours médical.
Aujourd’hui, celle qui a fait de son combat une mission de vie garde un mantra simple qu’elle partage volontiers avec ceux qui reçoivent l’annonce du diagnostic : « Derrière les nuages, il y a toujours le soleil ». Une manière de rappeler qu’il faut s’accrocher, et surtout, ne plus rester seul.