À 45 ans, Audrey (prénom d’emprunt) a déjà derrière elle une lourde et douloureuse histoire médicale, en particulier sur le plan gynécologique. Comme de nombreuses femmes, elle a connu des années d’errance avant que son endométriose ne soit diagnostiquée. « J’avais toujours connu ma mère avec des règles douloureuses donc c’était normal pour moi », raconte Audrey.

Ces règles douloureuses et abondantes ayant un fort impact sur sa vie d’adolescente très sportive, le médecin de famille la « met sous pilule » à 18 ans. « Ça a aidé sur la régularité mais j’ai pris 12 kilos et les douleurs étaient toujours aussi fortes », se souvient-elle.

« Vous n’avez rien. Certaines femmes ont des cycles douloureux »

Au fil de ses études à Paris, Toulon, Montpellier, Lille, Audrey change de gynécologue mais, qu’il s’agisse d’un homme ou d’une femme, aucun de ces médecins n’entend sa douleur. On lui prescrit du Spasfon, on lui…