Guerre en Iran : Pourquoi les élus républicains se couchent face à Donald Trump

Les tensions restent vives autour du détroit d’Ormuz, avec des versions contradictoires entre les États-Unis et l’Iran concernant des opérations militaires dans cette zone stratégique. Le président Donald Trump a par ailleurs relativisé l’importance d’un accord, affirmant que les États-Unis avaient déjà remporté une victoire militaire.

De son côté, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a évoqué la possibilité d’un accord de paix durable avec le Liban, tout en affirmant avoir « anéanti » les programmes nucléaire et balistique iraniens.

Enfin, le pape Léon XIV a lancé un appel ferme à la paix, dénonçant les logiques de guerre et les démonstrations de force.

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Washington affirme commencer le déminage du détroit d’Ormuz

L’armée américaine a affirmé que deux de ses destroyers avaient franchi samedi le détroit d’Ormuz afin d’entreprendre les opérations de déminage de cette voie maritime stratégique contrôlée par l’Iran, des affirmations démenties par Téhéran, en pleins pourparlers entre les deux pays au Pakistan.

Dans la soirée, les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique d’Iran, ont menacé d’agir « sévèrement » contre tout navire militaire transitant par le détroit. 

Les deux navires ont opéré dans le cadre « d’une mission plus large visant à s’assurer que le détroit est entièrement débarrassé des mines marines précédemment posées par les Gardiens de la Révolution iraniens », a déclaré le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), dans un communiqué sur X.

Des affirmations « fortement rejetées » par le porte-parole des forces armées iraniennes, Ebrahim Zolfaghari, cité par la télévision d’Etat.

« La décision concernant le passage de n’importe quel navire (dans le détroit d’Ormuz) revient aux forces armées de la République islamique d’Iran », a-t-il assuré.

S’exprimant samedi après-midi devant la presse, Donald Trump a enchéri: « Nous avons des dragueurs de mines là-bas. »

« Nous balayons le détroit, et en plus de cela, nous négocions », a-t-il ajouté.

En soirée, le commandement naval des Gardiens a assuré que « toute tentative de navires militaires de franchir le détroit d’Ormuz fera l’objet d’une réaction sévère », selon la télévision d’Etat iranienne. 

« La marine des Gardiens de la révolution dispose de l’autorité totale pour gérer intelligemment le détroit d’Ormuz », a-t-il ajouté. 

L’annonce du Centcom est intervenue en plein pourparlers de paix entre les Etats-Unis et l’Iran au Pakistan, lors desquels la question du trafic dans le détroit tient une place importante.

L’Iran affirme que les « demandes déraisonnables » des USA ont fait échouer les négociations

Les « demandes déraisonnables » des Etats-Unis ont fait échouer les négociations à Islamabad entre Iraniens et Américains pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, a affirmé dimanche la télévision d’Etat iranienne (Irib).

« La délégation iranienne a négocié sans relâche et de manière intensive pendant 21 heures afin de défendre les intérêts nationaux du peuple iranien. Malgré diverses initiatives de sa part, les exigences déraisonnables de la partie américaine ont empêché les négociations d’avancer. Les négociations ont donc pris fin », a écrit Irib sur Telegram.

Peu avant, le vice-président américain JD Vance a annoncé lors d’une courte conférence de presse à Islamabad que sa délégation quittait la table des négociations, en l’absence d’accord.

Le Pakistan appelle Américains et Iraniens à continuer à observer le cessez-le-feu 1

Le Pakistan a exhorté dimanche les Etats-Unis et l’Iran à continuer à respecter leur cessez-le-feu de deux semaines en vigueur, malgré l’échec de leurs négociations de paix à Islamabad.

« Il est impératif que les parties continuent à respecter leur engagement en faveur du cessez-le-feu », a déclaré le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Ishaq Dar, dont le pays a été l’hôte des négociations et a servi de médiateur. 

« Le Pakistan a joué et continuera à jouer son rôle pour faciliter le dialogue entre la République islamique d’Iran et les Etats-Unis d’Amérique dans les jours à venir », a-t-il ajouté.

Le vice-président amércain JD Vance, et sa délégation, ont rapidement quitté Islamabad après son annonce de l’échec des négociations.

Téhéran assure que personne ne s’attendait à un accord dès les premières négociations

Téhéran a considéré dimanche que « personne ne s’attendait » à ce que les Etats-Unis et l’Iran parviennent à un accord dès le premier cycle de négociations, selon le porte-parole de la diplomatie iranienne, après l’annonce de l’échec des discussions à Islamabad pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

« Il était évident dès le départ que nous ne devions pas nous attendre à atteindre un accord en une seule session (de négociations). Personne ne s’y attendait », a déclaré Esmaeil Baqaei à la télévision d’Etat iranienne, évoquant « une atmosphère de suspicion et de méfiance ».

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien s’est dit par ailleurs « sûr que nos contacts avec le Pakistan, ainsi que nos autres amis dans la région, se poursuivront ».

Le vice-président des Etats-Unis JD Vance, à la tête de la délégation américaine venue négocier au Pakistan, a quitté le pays dimanche matin après avoir annoncé l’absence d’accord.

Confirmant la fin des discussions, l’Iran a attribué leur échec aux « demandes déraisonnables » des Etats-Unis, selon la télévision d’Etat iranienne.

Esmaeil Baqaei a évoqué « la complexité des problèmes et des conditions entourant les négociations ».

« Lors de ce cycle, de nouveaux sujets ont été ajoutés, notamment la question du détroit d’Ormuz et les dossiers régionaux, chacun avec ses propres conditions et considérations spécifiques », a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis et l’Iran ont échoué à trouver un accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient

Les Etats-Unis et l’Iran ont échoué à trouver un accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, au terme de négociations marathon à Islamabad, a annoncé dimanche le vice-président américain JD Vance, qui rentre aux Etats-Unis après avoir fait, selon lui, une « offre finale et la meilleure possible » à l’Iran.

Médiateur dans ces discussions de plus de 20 heures, le Pakistan a rapidement appelé à ce que le cessez-le-feu de deux semaines reste observé, malgré cet échec à trouver un accord de trêve durable.

Mais personne ni côté américain ni côté iranien ne s’est exprimé sur la poursuite ou non de cette trêve, la première dans la guerre déclenchée le 28 février par l’offensive américano-israélienne sur l’Iran, qui a fait des milliers de morts dans la région et se poursuit au Liban.

« Nous rentrons aux Etats-Unis sans être parvenus à un accord », a déclaré M. Vance lors d’une brève conférence de presse à Islamabad, où Américains et Iraniens négociaient depuis samedi, à un niveau inédit entre les deux pays ennemis depuis la Révolution islamique de 1979.

« Je pense que c’est une mauvaise nouvelle pour l’Iran bien plus que ce ne l’est pour les Etats-Unis d’Amérique », a-t-il considéré.

Le vice-président américain a déploré l’absence de « promesse ferme » de Téhéran pour un abandon de son programme d’armement nucléaire, exigence clé du président américain Donald Trump depuis le déclenchement du conflit qui a ébranlé l’économie mondiale.

« Nous repartons d’ici avec une proposition très simple, une approche qui constitue notre offre finale et la meilleure que nous puissions faire. Nous verrons si les Iraniens l’acceptent », a-t-il ajouté, avant de rapidement remonter dans son avion et quitter le Pakistan.

L’Iran a confirmé la fin des discussions, attribuant leur échec aux « demandes déraisonnables » des Etats-Unis, selon la télévision d’Etat iranienne.

« Il était évident dès le départ que nous ne devions pas nous attendre à atteindre un accord en une seule session (de négociations). Personne ne s’y attendait », a déclaré dimanche le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaeil Baqaei, évoquant « une atmosphère de suspicion et de méfiance ».

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Un bilan humain qui s’alourdit

Les frappes israéliennes au Liban ont coûté la vie à 2.020 personnes depuis le début de la guerre entre le Hezbollah pro-iranien et Israël le 2 mars, selon le ministère libanais de la Santé.

Israël veut un accord de paix avec le Liban « qui tiendra pour des générations »

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a déclaré samedi soir que son pays voulait un accord de paix avec le Liban « qui tiendra pour des générations », à quelques jours de négociations prévues à Washington entre Israël et Beyrouth. « Le Liban s’est tourné vers nous pour entamer des négociations directes […]. J’ai posé deux conditions : nous voulons le désarmement du Hezbollah et nous voulons un véritable accord de paix qui tiendra pour des générations », a-t-il déclaré lors d’une allocution télévisée.

Les États-Unis ont des « demandes excessives » sur le détroit d’Ormuz

Selon l’agence de presse Fars, « les États-Unis formulent des exigences excessives concernant le détroit », ainsi que « des exigences inacceptables sur plusieurs autres questions ». L’agence de presse Tasmin écrit que « la délégation américaine a entravé les progrès des négociations avec ses habituelles demandes excessives », ajoutant que la question du détroit d’Ormuz « est l’un des sujets qui suscitent de vives divergences ».

Netanyahu affirme qu’Israël a « anéanti » les programmes nucléaire et balistique iraniens

« Nous avons réussi à anéantir le programme nucléaire et à anéantir le programme de missiles » de l’Iran, a affirmé le Premier ministre israélien lors d’une allocution télévisée, ajoutant que la guerre contre Téhéran avait également affaibli les dirigeants iraniens et leurs alliés régionaux.

« Ils voulaient nous étrangler, et (maintenant) c’est nous qui les étranglons. Ils nous menaçaient d’anéantissement, et maintenant ils se battent pour leur survie », a encore dit Benjamin Netanyahu.

« Défiguré » et « blessé aux jambes »: des sources proches révèlent l’état du guide suprême iranien