Un acte que le conseiller communal Laurent Brion condamne fermement. « Que le raton laveur soit une espèce invasive ou pas, je ne laisserai pas passer cela. Je vais demander qu’une plainte soit déposée et voir si on sait faire condamner cette personne. On est dans une société de décadence, les gens commencent à faire leur loi eux-mêmes. Quel que soit le statut de l’animal, ce n’est pas un jouet. »

« Toute cohabitation est impossible »

Le raton laveur est en effet considéré comme une espèce invasive. Cet animal, originaire d’Amérique du Nord, a été introduit en Europe pour la chasse et la fourrure à la sortie de la seconde guerre mondiale. « C’est un animal a priori charmeur et intelligent, mais avec lequel toute cohabitation est impossible. Il s’attaque aux volailles et aux nichées d’oiseaux, vandalise les poubelles, pille les garde-mangers, s’installe dans les greniers et génère du tapage nocturne. La proximité de l’homme ne le dérange pas nécessairement. Or, il est aussi porteur de maladies qu’il peut transmettre à l’homme ainsi qu’aux animaux domestiques », peut-on lire sur le sur site du SPW.

« Cette espèce n’a pas de prédateur naturel et cause énormément de dégâts sur la biodiversité, ça c’est indéniable. Mais il y a des procédures à suivre. C’est quoi la suite ? On va venir déposer des furets devant l’Hôtel de Ville ? Le citoyen pense que tout lui est dû. C’est trop facile de remettre la responsabilité sur le dos d’un politicien », ajoute Laurent Brion.

D’un point de vue procédural, la capture et la mise à mort ne peuvent être envisagées qu’en cas de dernier recours, si les mesures préventives pour ne pas le familiariser ou le nourrir n’ont rien donné. « Le propriétaire ou le gestionnaire d’une parcelle où évolue un raton laveur peut procéder au piégeage et à la mise à mort de celui-ci ou mandater une personne physique ou morale pour le faire, à condition de posséder des capacités techniques suffisantes et de s’engager au respect du bien-être animal », peut-on encore lire sur le site du SPW. Déplacer l’animal vivant et le relâcher dans la nature sont interdits. Sa mise à mort doit être réalisée par une personne habilitée.

Un plan de gestion devrait être établi pour la fin 2026.