J’ai passé quelques semaines avec le BlackShark V3 Pro Wireless, à la fois pour mes sessions de jeu, de cinéma et pour le travail. Ce casque arrive après un V2 Pro qui avait déjà convaincu beaucoup de monde, notamment grâce à son micro très réussi. La nouvelle version garde l’esprit BlackShark tout en apportant quelques évolutions concrètes.

Le design reste fidèle à la lignée : arceaux en aluminium fin qui se déploient, bandeau souple avec une mousse mesh aérée et des oreillettes ovales qui rappellent un casque de pilote. Le poids annoncé à 367 grammes se fait sentir un peu plus que sur le modèle précédent, mais la répartition reste équilibrée. Les coussinets en mousse à mémoire dense recouverts d’un mesh sport respirant offrent un bon maintien sans serrer excessivement. J’ai pu enchaîner cinq ou six heures de jeu sans réelle fatigue, même si la chaleur commence à monter après une longue session, surtout si on porte des lunettes.

Les contrôles tombent bien en place. Sur l’oreillette droite, on trouve le bouton pour changer rapidement de preset EQ, la molette de mix chat/game avec des retours sonores clairs quand on atteint les extrêmes, et le toggle pour la suppression de btuit (j’adore ce mode) ou le mode pass-through. Sur la gauche, le bouton mute du micro, l’interrupteur d’alimentation, le port USB-C et la prise jack 3.5 mm. La grosse molette de volumee texturé reste très pratique pour ajuster le son sans lâcher la souris. La rotation des oreillettes apporte un petit plus en confort par rapport au V2. L’isolation passive est déjà solide, mais le mode ANC ajoute une couche supplémentaire dont je ne peux plus me passer sur un casque, même si son efficacité reste modeste je dois le dire. Le pass-through audio, en revanche, se montre suffisamment naturel pour que je garde les deux oreilles couvertes tout en restant attentif à ce qui se passe autour de moi, ce qui change la donne quand on a des enfants à proximité.

Le vrai atout du V3 Pro réside dans sa double connectivité simultanée. Je reste branché en 2.4 GHz via le dongle HyperSpeed pour le jeu, tout en gardant le Bluetooth actif sur mon téléphone. Cela permet de prendre un appel ou d’écouter de la musique entre deux parties sans rien débrancher. La batterie annoncée à 70 heures se tient plutôt bien dans la pratique : j’ai facilement dépassé les 50 heures en une semaine avec un usage mixte, même en activant l’ANC. La charge USB-C est rapide, ce qui limite les moments où le casque reste branché.

Côté son, les drivers 50 mm ont reçu des ajustements fins qui apportent plus de punch dans les basses et une meilleure séparation. En jeu, que ce soit sur Call of Duty, Fortnite (oui, pour les besoins du tests, j’ai foutu mes pieds sur Fornite et j’aime pas ça) ou d’autres titres compétitifs, le rendu spatial se montre précis et aide à repérer les pas ou les tirs. Les presets dédiés aux jeux populaires fonctionnent bien, et le THX Spatial Audio élargit la scène, même s’il peut devenir fatiguant sur de longues sessions. Je préfère souvent rester en stéréo avec un léger réglage EQ personnel pour un rendu plus naturel. Pour la musique ou l’édition, le casque reste correct sans exceller, comme la plupart des modèles gaming.

Le micro a fait couler beaucoup d’encre à la sortie. Au lancement, il semblait en retrait par rapport au super wideband du V2 Pro 2023. Après plusieurs mises à jour, il s’est nettement amélioré. En flat EQ, il reste un peu plus doux dans les aigus, ce qui me convient mieux car je n’aime pas quand ma voix sonne trop criarde. Le preset Broadcast booste les bas-médiums et rend le tout plus présent en Discord ou en jeu. Comparé au V2, la différence reste subtile : le V2 garde un peu plus de clarté dans les hautes fréquences, mais le V3 n’est pas en reste et se montre tout à fait exploitable pour de la communication claire.

Razer BlackShark V3 Pro : Ce qu’on a aimé

La double connexion simultanée 2.4 GHz + Bluetooth apporte une vraie praticité au quotidien.

L’autonomie de 70 heures et la charge rapide limitent les interruptions.

Le confort reste excellent sur de longues sessions grâce aux coussinets respirants et à la rotation des oreillettes.

Le son gaming gagne en punch avec des presets efficaces pour les titres compétitifs.

Les contrôles physiques (molette de volume, mix chat, presets EQ) sont bien pensés et accessibles.

Razer BlackShark V3 Pro : Ce qu’on aime moins

Le poids supplémentaire et la chaleur qui monte après une heure peuvent fatiguer, surtout avec des lunettes.

L’ANC reste faible et n’apporte pas grand-chose par rapport à l’isolation passive.

Le micro, bien qu’amélioré, ne surclasse pas clairement celui du V2 Pro.

Le prix élevé (autour de 270 euros) rend le passage depuis le V2 moins évident pour beaucoup de joueurs.

Le THX Spatial Audio peut vite devenir fatigant et on revient souvent au mode stéréo.

Le BlackShark V3 Pro Wireless ne révolutionne pas la gamme, mais il affine ce qui fonctionnait déjà bien. Il s’adresse à ceux qui cherchent un casque tout-en-un confortable, avec une bonne autonomie et la commodité du dual audio. Si vous possédez déjà le V2 Pro et que vous êtes satisfait de son micro, le saut n’est pas obligatoire. En revanche, si vous voulez les dernières évolutions et que le prix ne vous rebute pas, le V3 Pro constitue une option solide dans le haut de gamme. Personnellement, je l’ai gardé comme casque principal pour son équilibre général, même si je comprends ceux qui préfèrent rester sur le V2 pour le rapport qualité-prix.