À l’audience correctionnelle du 18 février dernier, Marcel a adopté un profil bas: « Ma compagne m’avait poussé à bout mais je reconnais avoir consommé beaucoup d’alcool… »
L’avocate de la victime a demandé un euro provisionnel à titre de dommage, ainsi qu’une expertise médicale afin de déterminer avec exactitude l’état physique de son client. Le prévenu risque de devoir répondre de coups avec incapacité de plus de quatre mois, une prévention bien plus lourde que celle pour laquelle il comparaissait.
Le parquet a parlé d’un « torrent d’insultes » proférées par un prévenu qui a déjà été condamné à 15 mois de prison avec sursis le 16 juillet 2025. Il a requis six mois complémentaires.
L’avocat a mis en évidence le fait que son client avait pris l’initiative d’un suivi médical à propos de sa consommation d’alcool problématique, une consommation »paroxystique ». Autre point en quelque sorte positif, les intéressés ne sont plus ensemble.
Le tribunal a condamné l’intéressé à une peine complémentaire de quatre mois avec sursis à celle rendue en juillet 2025. Le sursis est subordonné à trois conditions: entreprendre un suivi médical régulier, s’abstenir de consommer de l’alcool et des stupéfiants. L’euro provisionnel demandé par l’avocat du policier est accordé à celui-ci dans l’attente du rapport de l’expert.