Rheinmetall détiendra 51% des parts et Destinus, dont le siège principal se trouve aux Pays-Bas, 49%.
La phrase polémique de Rheinmetall sur les « ménagères » ukrainiennes fait chuter le géant de l’armement« Des milliers de systèmes par an »
Destinus dispose déjà d’un arsenal de production « bien établi en Europe » qui lui « permet actuellement de fabriquer plus de 2.000 systèmes de missiles de croisière par an », selon le communiqué.
D’après Rheinmetall, « les récents conflits, notamment en Ukraine et au Moyen-Orient, ont montré que la demande en systèmes offensifs extensibles ne se mesure plus en quantités limitées ».
« Ce sont désormais des milliers de systèmes par an qui sont requis, potentiellement des dizaines de milliers au fil du temps », a estimé le groupe.
« L’Europe entre dans une nouvelle phase de mise à l’échelle de la production de missiles », a déclaré Mikhail Kokorich, cofondateur et PDG de Destinus, cité dans le communiqué.
Il a évalué l’opportunité de marché « à plusieurs centaines de millions d’euros », et à long terme à « quelques milliards d’euros ».
Dans ce partenariat, Destinus apportera son expérience déjà éprouvée sur les champs de bataille en Ukraine, l’entreprise se revendiquant également d’être le principal producteur de « grands drones d’attaques » en Europe, au bénéfice de Kiev.
La société fournit à l’Ukraine depuis 2023 des drones capables d’embarquer des dizaines de kilos d’explosifs et pouvant s’enfoncer sur des cibles stratégiques en territoire russe.
Rheinmetall apportera quant à lui notamment sa « présence industrielle en Allemagne » ainsi que « sa longue expérience dans le développement et la production de systèmes de défense complexes ».