Pour établir ces conclusions, l’Issep s’est appuyé sur des analyses sanguines réalisées auprès des populations locales, ainsi que sur les réponses à des questionnaires détaillés portant sur leurs habitudes de vie (alimentation, environnement, quotidien, etc.).

Les résultats montrent que pour les six PFAS analysés en priorité (PFOA, PFOS, PFHxS, PFNA, PFHpS et PFDA) – formant un « cocktail » potentiellement dangereux pour la santé – les facteurs principaux d’expositions sont la consommation de l’eau du robinet (avant 2023) et celle d’œufs issus de poulaillers privés. L’Issep souligne également que les personnes vivant depuis longtemps dans ces zones présentent des taux de PFAS plus élevés dans l’organisme.

Si l’eau potable répond désormais aux normes de qualités strictes mises en place au moment du déclenchement de la polémique, le ministre et l’Issep formulent quelques recommandations pour limiter l’exposition.

Des prélèvements de sang non conformes pour la seconde fois dans le cadre des contaminations aux Pfas. Non mais ça suffit maintenant !L’eau du robinet est désormais aux normes

Il est ainsi conseillé de consommer de l’eau du robinet ou de l’eau dans des bouteilles en verre, et d’éviter l’eau dans les bouteilles en plastique. Il faut aussi éviter de consommer les œufs du poulailler personnel − une étude plus poussée sur ce sujet va être menée − et d’éviter les légumes du potager si le sol est contaminé.

Il est aussi conseillé d’éviter de manger trop de produits de la mer, trop de viandes et plus particulièrement les abats.

Pfas : une erreur technique oblige à recommencer les analyses sanguines

L’Issep conseille encore d’éviter d’avoir recours à des aliments présentés dans des emballages trop gras et de ne pas cuisiner avec des poêles et casseroles antiadhésives. Il est conseillé aux personnes qui utilisent des sprays de protection, des produits d’étanchéité ou encore des cires de le faire dans des espaces ventilés. Quant aux vêtements, il est préférable de les laver une première fois avant de les porter lorsqu’ils sont neufs. Enfin, les produits portant les mentions fluor, perfluoro ou waterproof sont fortement déconseillés. Précisons que le fluorure du dentifrice n’est pas un PFAS.

En suivant ces conseils, le temps aidant, le taux de PFAS dans l’organisme des personnes qui ont été surexposées devrait baisser.

Des séances d’informations seront organisées cette semaine dans les zones concernées.