Un timing serré et qui tombera en plein pendant les vacances de printemps. ACI Europe, dans un courrier, a demandé à l’UE un « suivi urgent de la disponibilité et de l’approvisionnement » dans les six prochains mois. Le texte contient aussi des demandes d’assouplissements des réglementations européennes sur un texte portant sur la réduction des émissions de méthane dans le secteur de l’énergie.

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Mais quel va être l’impact concret pour les voyageurs belges ? Brussels Airport se veut rassurant, pour le moment. « Brussels Airport dispose d’une infrastructure d’approvisionnement solide en raison du fait que nous sommes raccordés à un réseau souterrain, le pipeline de l’Otan, destiné à l’approvisionnement en kérosène. Sur commande des compagnies aériennes, les fournisseurs en carburant peuvent acheminer du kérosène à l’aéroport via ce réseau. À l’heure actuelle, l’approvisionnement se déroule normalement, nous ne constatons donc pour l’instant aucun impact dû à la situation géopolitique », indique son porte-parole Quentin Mertens.

Pas de pénurie dans l’immédiat

De son côté, TUI se veut aussi rassurant et indique qu’il n’y a aucun risque de pénurie dans l’immédiat. Mais si la Belgique est armée, quid des autres pays vers lesquels s’envoleront les touristes ? Si les vacances de Pâques ne semblent pas à haut risque, le doute plane sur celles d’été, en fonction de la situation géopolitique.

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Et comment faire en cas de pépin ? Quels sont les droits des voyageurs ? Nous avons posé la question à Julie Frère, porte-parole de Testachats. « En cas de pénurie, pas mal de vols risquent effectivement d’être annulés. À voir si cette pénurie se confirme bien sûr et à voir aussi les stocks dont disposent encore les aéroports et les compagnies aériennes, commence-t-elle. Mais s’il y a pénurie, je pars du principe qu’il s’agit d’une ‘circonstance extraordinaire qui n’aurait pas pu être évitée même si toutes les mesures raisonnables avaient été prises’, comme décrite dans le règlement UE. Ce qui signifie que le passager dont le vol est annulé aura droit au remboursement du vol ou à un autre vol pour la destination. Le cas échéant, il aura aussi droit à l’assistance à l’aéroport. »

Mais ce scénario exclut les indemnisations. « Il n’aura donc pas droit à une indemnisation supplémentaire (allant de 250€ à 600€ selon la distance du vol), même si le vol est annulé moins de 14 jours avant le départ. En bref, les règles prévues dans le règlement UE devront être appliquées », précise-t-elle.

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