L’ambiance a soudainement changé sur le plateau. Ce lundi 13
avril 2026, Jean Dujardin et le réalisateur Xavier Giannoli étaient
invités dans Quotidien pour évoquer leur film Les Rayons et les
ombres. Mais ce qui devait être une simple promotion s’est
rapidement transformé en moment de tension, laissant Yann
Barthès quelque peu déstabilisé. Dès le départ, le ton est
donné. Le long métrage, déjà vu par 750.000 spectateurs, ne fait
pas seulement parler de lui pour ses qualités artistiques.
Inspiré de la vie du journaliste collaborationniste Jean
Luchaire, il suscite également de vives réactions. Si une partie de
la presse salue le travail, certains historiens, eux, n’ont pas
hésité à pointer du doigt des choix jugés
contestables. Une polémique qui dépasse largement le cadre
du cinéma. Sur le plateau, Xavier Giannoli ne cache pas son
étonnement face à l’ampleur prise par ces critiques. “Le film
ouvre un débat historique, mais je ne m’attendais pas à ce que cela
prenne de telles proportions politiques”, explique-t-il, avant
d’ajouter qu’il travaille sur ce projet “depuis 6 ou 7
ans”.
Yann Barthès met les pieds dans le plat avec Jean Dujardin
Mais c’est à ce moment précis que l’échange bascule. Face à une
certaine réserve, voire une lassitude perceptible chez ses invités,
l’animateur décide de briser la glace avec une remarque directe :
“Non parce que honnêtement, ça a l’air de vous gaver
déjà”. Une phrase lâchée sur un ton mi-sérieux,
mi-provocateur, qui va immédiatement capter l’attention.
Pris de court, Jean Dujardin réagit dans la foulée.
Et sa réponse se veut claire, presque désarmante : “Non,
non, ça me gave pas. Non, non, moi je suis très heureux de ce qui
se passe”. Une mise au point qui contraste avec l’impression
laissée quelques secondes plus tôt. L’acteur, loin de fuir le
débat, semble au contraire assumer pleinement les
discussions que le film génère. Ce moment, bref mais
intense, illustre parfaitement la complexité de la situation.
L’acteur défend le film dans lequel il
joue un rôle très fort
L’ex d’Alexandra Lamy a alors enchaîné, souhaitant répondre à
ses détracteurs : “Dès qu’on peut raconter notre récit
national, éclairer un petit peu… Le cinéma sert aussi à ça. Et
tout ce qui n’est pas dit, généralement, pourrit donc autant y
aller à fond et débattre. On peut le faire très intelligemment et
j’ai l’impression que le public le prend vraiment comme ça”,
continue-t-il.
Pour
le grand acteur français, “les grands dictateurs
sont des gens très humains, très sympathiques au départ.
Ce ne sont pas des monstres avec des cornes et qui crachent du feu.
Et c’est surtout ça qu’il voulait raconter”. Les choses sont
claires.