La finale n’est pas exclue mais il pourrait avoir joué son dernier match pour Anderlecht: la course contre-la-montre est lancée pour Nathan De Cat

La faiblesse mentale de l’Anderlecht sous Marc Coucke se traduit par le petit nombre de victoires après avoir été mené au score. Depuis la saison 2018-2019, le Sporting a dû refaire un retard dans 135 matchs. Seulement 21 de ces 135 matchs (donc 15,5 %) ont finalement été gagnés.

Teo contre Charleroi en 2017

La dernière fois qu’Anderlecht a réalisé une remontada pendant les playoffs date… de la saison du titre en 2016-2017, sous René Weiler. Le dernier match (3-2 contre Ostende, le Sporting avait été mené 0-1) se jouait pour les prunes, mais l’avant-dernier match est le plus beau des dix dernières saisons.

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Dans le match du titre à Charleroi, le Sporting était mené 1-0 à la mi-temps. Teodorczyk (deux fois) et Bruno avaient fait basculer le match, offrant le 34e titre à Anderlecht.

Weiler avait beaucoup de défauts, mais il avait une grande qualité : il ne baissait jamais les bras et faisait croire à ses joueurs qu’ils étaient invincibles. Cette saison-là, le Sporting a été mené au score dans 14 matchs ; il en a finalement gagné 7.

Les remontadas de l'ère CouckeLes remontadas de l'ère CouckeLes remontadas de l’ère Coucke ©IPM Graphics

Dans la majorité des cas, la victoire n’était pas méritée, mais Weiler s’en fichait. Seul le résultat compte, estimait-il. Et il avait raison. Boeckx, Kara, Tielemans, Hanni, Acheampong, Bruno et le Teo de cette saison-là étaient tellement forts mentalement, qu’ils ne s’avouaient jamais vaincus. C’est d’ailleurs au cours de cette saison que le Sporting s’est qualifié pour les 8es de l’Europa League avec un but de Kiese-Thelin à la 90e du match au Zenit Saint-Pétersbourg (3-1).

Le retournement de situation spectaculaire lors du match de ce dimanche a évité une crise profonde à Anderlecht. Un zéro sur six et la dernière place au sein du top 6 après un des matchs sur papier les plus faciles des dix aurait fait trembler les murs à Neerpede.

Le podium est relancé, les prières seront pour Nathan De Cat : contre la Gantoise, Anderlecht a tout changé lors de dix dernières minutes inespéréesLa Compagnie Créole

Taravel a sauvé les meubles avec ses adaptations tactiques à la mi-temps – avant le repos, Anderlecht jouait quasiment sans flancs – et avec ses trois remplacements gagnants. Il faut remonter très loin dans l’histoire pour voir un match gagné par trois buts de joueurs montés au jeu.

Là aussi, Weiler peut servir d’exemple. C’est souvent Acheampong qui, avec ses accélérations, faisait la différence en montant au jeu. Et vous souvenez-vous du 1-4 à Ostende de cette saison-là ? Il avait entamé le match avec Tielemans sur le banc. Dix minutes après être monté au jeu, Youri avait inscrit le 1-2 et le 1-3 avec deux formidables frappes.

Coosemans out avec une blessure à la cheville : il espère être prêt pour Malines

La dernière comparaison est moins flatteuse. Weiler trouvait chaque victoire méritée. Comme Taravel dimanche soir. Après avoir revu Anderlecht – La Gantoise la nuit, Tara se sera dit que le 3-1 ne reflétait finalement pas la physionomie du match.

Mais peu importe. La victoire a fait du bien. « C’est bon pour le moral », chanterait La Compagnie Créole. Les batteries seront rechargées pour le match à Malines. Pourvu que la confiance soit retrouvée.