Vingt-cinq ans sans vacances, ça se paye (littéralement). Mossadek Ageli, gestionnaire immobilier pendant plusieurs décennies dans l’entreprise britannique Sabtina, a obtenu le versement de 392.000 livres sterling, soit près de 450.000 euros, pour 827 jours de congé non pris, rapporte le journal britannique The Telegraph.

La raison de ce travail continu pendant vingt-cinq ans ? L’employé était le seul, avec son assistant, à travailler à temps plein dans l’entreprise et sa présence était essentielle à son bon fonctionnement. Entre 1987, quand il a rejoint la société, et 1996, 200 jours de congé lui ont ainsi été refusés.

Un licenciement et tout bascule

En 1998, quand il a compris qu’il ne pourrait pas prendre de vacances, sa société et lui se sont mis d’accord pour que ses jours non pris lui soient payés. Il a ainsi été payé deux fois 15.000 livres, soit 17.200 euros environ, en 2001 et 2004. Mais il n’a reçu aucun autre paiement.

C’est en 2022, après son licenciement pour faute grave, lors du changement du conseil d’administration, que la situation évolue. A cette date, 827 jours de congé ne lui avaient toujours pas été payés et l’entreprise l’a informé qu’elle ne le paierait pas.

Mossadek Ageli a attaqué sa société devant les tribunaux, qui ont estimé qu’il avait été « maltraité » à cause de la « retenue de ses paiements » et ordonné son indemnisation. Il a également perçu 105.000 livres (120.000 euros environ) pour son licenciement abusif, le juge estimant que la procédure avait été entachée de nombreux problèmes.