« Nous devons continuer à favoriser l’emploi et le développement dans notre région » a expliqué le président de la région, Roberto Occhiuto. « Dans le même temps, nous voulons tout mettre en œuvre pour que les jeunes restent étudier en Calabre, car l’exode commence dès l’université. »
Une région pauvre
Depuis des années, la Calabre voit les investissements diminuer dans la région et les crimes organisés prendre de plus en plus de place. Elle est d’ailleurs considérée comme le fief de la mafia Ndrangheta.
Située à l’extrême sud de l’Italie, elle représente le pied de la fameuse botte. Une région qui est loin de crouler sous l’argent, elle est d’ailleurs l’une des plus pauvre d’Europe.
Selon Eurostat, en 2024, 37 % de la population était exposée à un risque de pauvreté. Le salaire médian des salariés dans le secteur privé est deux fois moins important qu’en Lombardie, une région riche du nord.
Ce fossé économique engendre le départ des cerveaux de la région. Selon l’institut de statistiques Istat, la population de la Calabre a diminué de 6,4 % lors de la dernière décennie.
Un projet qui divise
Mais ce nouveau projet ne fait pas l’unanimité. Certains détracteurs craignent que cela ne renforce les inégalités dans la région. Ils affirment que ce sont les jeunes issus de la classe moyenne qui profiteront de ces primes.
Rosa Ferraro, une femme politique calabraise évoque ce plan comme étant « lié aux classes sociales ». Ce revenu mensuel ne changera pas le problème du chômage des jeunes ni celui du manque d’infrastructures culturelles et professionnelles dans la région.
Le projet a été approuvé par le conseil régional et sera officiellement signé mercredi. Il sera en vigueur à partir de la prochaine année universitaire.