Le champion olympique de l’omnium
Benjamin Thomas a fini dernier de son premier Paris-Roubaix
dimanche, mais même s’il a beaucoup souffert, le coureur de Cofidis
ne regrette pas cette expérience, comme il l’a confié à
l’AFP.

A 30 ans, Benjamin Thomas a vécu une nouvelle expérience dans sa
riche carrière de cycliste dimanche. Champion olympique de
l’omnium, vainqueur d’une étape du Giro et de deux titres de
champion de France du contre-la-montre (entre autres), le Tarnais a
disputé son tout premier Paris-Roubaix. Et il a terminé dernier, à
24 minutes et 31 secondes de Wout Van Aert. Une expérience extrême,
mais qu’il est fier d’avoir vécue, comme il l’a confié à
l’AFP.

« Je suis content de l’avoir fait même si je ne suis pas
sûr de revenir l’an prochain. Je n’étais pas prévu au départ.
Vendredi, je suis encore au Pays de la Loire-Tour de Marne. Mais on
a eu beaucoup de blessés donc l’équipe me propose de venir. C’est
vraiment pour dépanner. Mais je ne connaissais aucun secteur pavé.
Je n’ai même pas fait la reconnaissance. J’avais juste les conseils
des gars qui m’ont dit : « tu restes au milieu du pavé et tu
laisses deux mètres de marge de sécurité devant
toi ». »

Thomas : « Dans Arenberg,
j’ai un peu peur, oui »

La Trouée d’Arenberg a piégé un coureur on ne peut plus
expérimenté comme Mathieu van der Poel. Elle a également été sans
pitié pour le bizuth de Cofidis, qui a été impressionné. « La
Trouée d’Arenberg, quand je découvre l’état du truc, je me demande
comment on fait pour que les vélos sortent intacts. J’ai
l’impression que mon vélo va casser en deux. Tous les dix mètres,
il y a des cratères. Il n’y a aucun pavé qui est droit. C’est un
champ de mines. Dans Arenberg, j’ai un peu peur, oui. Sur les
autres secteurs, je n’ai pas vraiment de frayeurs, juste quelques
petits dérapages. Mais je n’ose pas imaginer ce que c’est sous la
pluie », reconnait-il.

Au moment de rendre son verdict sur cet Enfer du Nord 2026,
Benjamin Thomas avoue qu’il ne regardera plus cette course comme
avant. « Je suis fier de l’avoir fait. Je regarderai la course
différemment à la télé. Je saurai ce qu’endurent les coureurs. J’ai
été surpris par l’intensité. Normalement, tu as toujours un moment
où ça se pose. Là, ça roulait à une vitesse incroyable. J’ai eu de
la chance. Je suis passé un peu à travers des gouttes. Je n’ai même
pas crevé. Mais derrière, tu as des galères qu’on ne voit pas à la
télé. C’est vraiment une course terrible ».